Examen du contrat d’objectifs et de moyens de l’Institut français

La commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale a auditionné Bruno Foucher, président du conseil d’administration de l’Institut Français, sur le projet de contrat d’objectifs et de moyens (COM) de l’IF.

J’ai souhaité rappeler à cette occasion la bonne synergie du réseau des institutions françaises de coopération à l’étranger (AEFE, France Médias Monde, IF,…) tout en pointant la nécessité de s’ouvrir davantage à des publics et à des partenaires tiers. J’ai également profité de la venue de M. Foucher pour l’interroger sur la stratégie immobilière menée par l’Institut sur le long terme et sur la visibilité de l’IF au sein du réseau EUNIC (European Union National Institutes of Culture), le réseau regroupant les organismes des États membres de l’Union européenne chargés de l’action culturelle à l’étranger.

Compte-rendu de mon déplacement Stavanger le 07 septembre

Après Manchester la semaine dernière, j’ai eu le plaisir de me rendre à Stavanger. Stavanger est une ville portuaire située dans le Rogaland, au sud-ouest de la Norvège. Elle est la quatrième ville du pays et la capitale de l’industrie pétrolière norvégienne. Entre 800 et 1000 Français y résident.

Stavanger a aussi la chance d’avoir un lycée français (http://ee.mlfmonde.org/stavanger-lycee-francais/) magnifique, géré par la mission laïque française (MLF) qui est à la tête d’un réseau de 109 établissements d’enseignement français à l’étranger.

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Son proviseur Yann Meur a eu la gentillesse de me faire visiter les nouveaux locaux dans lesquels les élèves ont commencé leur rentrée 2016. Il s’agit d’un tout nouveau bâtiment pensé par une architecte suédoise et répondant à des standards environnementaux très stricts, en l’occurence le standard  BREEAM, standard de référence en termes de construction durable. Le lycée utilise la géothermie, prévoit d’installer des panneaux solaires et a un système en place pour mesurer la qualité de l’air dans le lycée. Au delà de l’excellence environnementale, le lycée français de Stavanger met en avant un projet d’établissement ambitieux dont l’un des axes forts est l’enseignement des langues. Selon les niveaux, le lycée propose à ses élèves de 7 à 10 heures d’enseignement des langues étrangères : 2h de norvégien et 5 à 8 heures d’anglais réparties en enseignement obligatoire, préparation aux certifications de Cambridge, conversation orale, drama et enseignement de disciplines autres que la langue vivante dispensé en anglais. Ces disciplines non linguistiques (DNL) sont l’histoire-géographie, les sciences de la vie et de la Terre, les mathématiques, les arts visuels, la musique, les mathématiques, la technologie, l’EPS.

Le lycée français partage d’ailleurs ses locaux avec une école norvégienne, Eiganes Skole, avec laquelle il entretient d’excellents rapports et dont la cohabitation favorisera les projets interculturels. La relocalisation du lycée, initialement basé dans l’enceinte de l’école norvégienne de Kampen Skole, a donc été menée avec succès. Il s’agit là d’un bel accomplissement d’un projet de longue haleine, commencé en novembre 2013.

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De gauche à droite: Marc Ordaz, Directeur de l’Institut français, Christophe Premat, Yann Meur, Proviseur, Josiane Merrer, French school coordinator, Sonja Rembert, Professeur de mathématiques, Heidi Balster-Hove, Professeur de norvégien, Wenche Maeland, Professeur de norvégien

Le lycée compte 15 enseignants pour 71 élèves, répartis du CP à la 3ème et dispose d’infrastructures de qualité: un CDI, une salle informatique, un laboratoire de langues, un laboratoire de sciences, une salle d’arts visuels et de musique et une belle salle de spectacle. Chaque salle de classe a une salle annexe pour le travail de groupe et c’est sans surprise que j’ai appris qu’il figurait parmi les plus belles écoles de la région.

La salle de spectacle, le CDI et la salle informatique

C’est ensuite à l’Institut français de Stavanger (http://www.france.no/if/stavanger/) que je me suis rendu, Institut dirigé par Marc Ordaz qui nous a très chaleureusement accueillis. L’Institut compte 389 élèves et constitue un lieu important d’échanges pour le public francophone et francophile de Stavanger.

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L’Institut français de Stavanger

J’y ai rencontré Monsieur Leif Johan Sevland, Consul honoraire de France à Stavanger. M. Sevland, en plus d’avoir été Maire de Stavanger, est aussi le Président de l’Offshore Northern Seas (ONS) qui vient d’organiser à Stavanger le salon ONS 2016 dédié aux applications offshore qui s’est déroulé du 29 août au 1er septembre.

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Leif Johan Sevland, Consul honoraire de France à Stavanger

Cette belle journée s’est ensuite terminée par une rencontre avec Stavanger Accueil. Stavanger Accueil a pour rôle d’accueillir les familles francophones, faciliter leur intégration et donner l’occasion aux francophones de se rencontrer et de créer des liens au travers d’évènements, d’activités relatés sur leur site web (http://www.stavangeraccueil.com/wordpress/) et leur page Facebook (https://www.facebook.com/stavangeraccueil/). En 2015/2016, environ 80 familles étaient membres de l’association soit plus de 250 personnes.

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Stavanger Accueil

Beaucoup de sujets importants ont été soulevés lors de cette rencontre : l’intégration professionnelle des conjoint(e)s d’expatrié(e)s, avec notamment le problème de la barrière de la langue, la question du bureau de vote pour les élections présidentielles de 2017 et la scolarisation des enfants français au lycée français de Stavanger. Pour ce qui concerne l’intégration professionnelle des Français en Norvège, je salue le travail de Français du monde–ADFE Norvège, la Chambre de Commerce Franco-Norvégienne (CCFN) et Oslo Accueil qui ont lancé les « Petits-déjeuners Emploi et Entreprenariat », avec le soutien de S.E.M. Jean-François Dobelle, Ambassadeur de France en Norvège afin de renforcer leur soutien aux Français et francophones en recherche active d’emploi. Ces matinées consacrées à l’emploi et l’entreprenariat auront lieu de 8h30 à 10h30 dans les locaux de la CCFN, Oscarsgate 27, à Oslo. Un programme sur-mesure a été élaboré, et réuni, grâce au réseau de la CCFN, des spécialistes sur le sujet. Autour d’un petit-déjeuner convivial, les ateliers permettront aux Français en recherche d’emploi de mieux appréhender les spécificités du marché du travail en Norvège et d’optimiser leurs stratégies de recherche d’emploi ou de création d’entreprises. La 1ère édition des « Petits-déjeuners Emploi et Entreprenariat » se tiendront les mercredis 7, 14 et 21 septembre 2016. J’encourage vivement les Français basés en Norvège et intéressés par ces ateliers à s’y rendre (inscriptions obligatoires ; pour plus d’informations, cliquez ici).

Pour terminer cette belle journée, j’ai pu échanger avec des Français installés de longue date à Stavanger sur la vie politique française et la place de la France dans le monde en 2016. Ce fut un très bel échange, très enrichissant. Je remercie Marc Ordaz de nous avoir accueillis dans les locaux de l’Institut français, permettant ainsi ces rencontres.

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Mon intervention en commission lors de l’audition du président de l’Institut français

Ce mercredi 27 avril, je suis intervenu en Commission des Affaires culturelles et de l’éducation à l’occasion de l’audition de M. Bruno Foucher, président de l’Institut français, que j’ai interrogé notamment sur le pilotage et l’orientation stratégique de l’Institut.

Retrouvez ma question ci-dessous.

Compte-rendu de mon déplacement à Vilnius le 12 juin

« L’espoir est la mère de tous les fous mais la mère adore ses enfants » dit un proverbe lituanien.

Armé de ce proverbe, j’ai foulé pour la première fois le sol lituanien pour rencontrer la communauté française de ce magnifique pays qui a vécu une histoire mouvementée dont nous pouvons voir encore les traces aujourd’hui.

Avec l'Ambassadeur de France en Lituanie, Philippe Jeantaud

Avec l’Ambassadeur de France en Lituanie, Philippe Jeantaud

Accueilli par l’Ambassadeur de France – Philippe Jeantaud – et la Consule – Claudine Guenego – j’ai pu profiter de cette journée pour visiter les institutions francophones de Vilnius. L’Ambassadeur m’a donné un aperçu historique de ce pays pour comprendre la spécificité de la relation franco-lituanienne.

La Lituanie a été sous influence polonaise entre le 14e et le 16e siècle avec l’Union de Pologne-Lituanie qui a donné en 1569 la création de la République des Deux Nations. L’élite est alors marquée par la langue et la culture polonaise et le grand-duché de Lituanie est intégré à la Constitution polonaise de 1791. A partir des années 1795, le pays est sous occupation russe jusqu’en 1918. La défaite de la Russie face à l’Allemagne permet au pays d’accéder à son indépendance le 6 février 1918. Cette indépendance prend fin avec l’occupation soviétique en 1940. L’Allemagne nazie a par la suite contrôlé le pays de 1941 à 1944 avant que la Lituanie ne bascule dans le giron soviétique jusqu’au début des années 1990, moment où elle est devenue indépendante. C’est une histoire douloureuse et ancienne et en même temps l’indépendance est malgré tout récente. La Lituanie est passée récemment à l’euro et les questions de voisinage et de relation avec la Russie demeurent prédominantes dans l’agenda politique.

La communauté française

Elle compte 433 personnes enregistrées au Consulat avec une croissance de 2% par année. La plupart des Français résidant en Lituanie habitent à Vilnius, quelques ressortissants sont établis à Kaunas et à Klaipéda. Pour la petite anecdote, la ville de Klaipéda a abrité 690 prisonniers de guerre français entre 1871 et 1873 qui ont participé au creusement du canal Guillaume qui reliait la rivière Minija, affluent du Niémen, au port de Klaipéda (qui s’appelait Memel à l’époque).

Ma journée s’est poursuivie en présence de Bertrand Jacob, représentant de l’association Français du Monde en Lituanie. Bertand Jacob est un grand connaisseur de ce pays qu’il habite depuis plus de dix ans. Nous avons continué ensemble la visite des institutions francophones de Vilnius. Lire la suite

Fonds d’aide aux cinémas du monde

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La 68ème édition du Festival de Cannes, dont le ministère des affaires étrangères est partenaire, a consacré l’indéniable vitalité du cinéma français : sur les cinq longs-métrages en compétition, trois ont été récompensés et la Palme d’or a été attribuée au cinéaste français Jacques Audiard pour « Dheepan ». Notre partenariat se traduit notamment, avec le président Pierre Lescure et ses équipes, par la mobilisation du réseau culturel français à l’étranger pour accompagner la politique d’internationalisation du festival. L’Institut français, opérateur du ministère pour l’action culturelle extérieure, a accueilli cette année encore « La Fabrique des Cinémas du monde », programme conçu pour accompagner l’émergence de jeunes talents des pays du Sud.

Des films soutenus par le fonds d’aide aux cinémas du monde, cogéré par l’Institut français et le centre national du cinéma et de l’image animée, figurent également au palmarès. Cette année, plusieurs films soutenus par ce dispositif ont été primés :

– Compétition : Prix du jury : « The Lobster » de  Yorgos Lanthimos ;

– Quinzaine des réalisateurs : Prix Label Europa Cinémas : « Mustang » de Denis Gamze Ergüven ;

– Semaine de la Critique : Grand Prix et Prix Fipresci de la critique internationale : « Paulina« , de Santiago Mitre ;

– Un certain regard : Prix de la mise en scène : Kiyoshi Kurosawa pour « Vers l’autre rive » (France, Japon) et Prix Un Certain Talent : « Le Trésor » de Corneliu Porumboiu (Roumanie). »

Je suis heureux que l’Institut français prenne part à cette découverte de talents venus d’autres horizons. J’ai moi-même assisté à des festivals de cinéma français à l’étranger (festival du cinéma français de Tübingen en Allemagne, festival du film français de Stockholm) qui mettaient en relief des productions riches et variées. Le réseau culturel français à l’étranger est essentiel à l’internationalisation de nos festivals, il assure un rôle de médiation avec d’autres cultures. C’est en ce sens que je suis attaché à certains instituts français européens dont celui d’Edimbourg car ils mettent en place des partenariats culturels précieux pour l’avenir.