Réponse à ma question écrite sur l’avenir du lac Tchad

Retrouvez l’intégralité de ma question écrite et la réponse du gouvernement ici.

En février dernier, j’attirais l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur l’avenir du lac Tchad qui risque de disparaître à l’horizon 2020 si aucune action internationale d’envergure n’est entreprise.

Texte de la réponse

Les Etats riverains du lac Tchad interpellent depuis plusieurs années la communauté internationale sur les enjeux liés à une éventuelle disparition du lac Tchad, accentué par le dérèglement climatique. Pour y remédier, ils proposent de transférer des quantités importantes d’eau à partir de l’Oubangui et de réaménager le Chari qui alimente actuellement le lac. L’expertise collégiale nord/sud, pilotée par l’Institut de recherche pour le développement, sur financement du Fonds français pour l’environnement mondial, a démontré que les services écosystémiques dans le bassin du lac sont plus diversifiés dans la configuration actuelle dite « Petit lac Tchad », avec crues régulières et que la priorité doit être donnée à un développement durable concerté. Compte tenu des multiples enjeux liés à ce transfert (coût, impacts écologiques) et des incertitudes scientifiques persistantes sur l’évolution du régime hydrographique du lac, des réserves sont portées sur ce projet. Le transfert des eaux n’aurait pas non plus nécessairement les effets escomptés. Compte tenu de ces éléments et conformément à l’engagement du Président de la République lors du sommet des chefs d’Etats « défis climatique et solutions africaines », la France entend poursuivre son engagement au côté des pays du bassin du lac pour valoriser tout le potentiel du lac et faire de cette zone un espace sécurisé, de vie et d’emploi, rendant un maximum de services écosystémiques. Pour ce faire, la France

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