Mes interventions en commission des affaires culturelles: Crédits Culture 2016 et offre en version originale sous-titrée

Le 28 octobre dernier je suis intervenu à deux reprises en Commission des affaires culturelles :

    • Afin d’examiner les crédits du projet de loi de finance pour 2016 consacrés à la mission culture:

  • Lors de l’audition de Delphine Ernotte, Présidente de France Télévisions:

J’ai souhaité interroger Mme Delphine Ernotte sur la stratégie internationale de France télévisions:

– pour favoriser l’accès aux programmes en direct ou en replay pour les français de l’étranger.

– sur l’apprentissage des langues étrangères et le sous-titrage. Il y’a certes un effort incontestable en la matière depuis 2014 avec l’offre de programme en version multilingues, l’offre en version originale sous-titrée et l’offre pédagogique pour la jeunesse, cependant est-il possible d’avoir un sous-titrage systématique des films et des émissions de langues étrangères?

Je me suis positionné à plusieurs reprises sur le sous-titrage des oeuvres audiovisuelles (ici) et notamment à travers des questions écrites (à retrouver ici et ici et ici).

L’apprentissage des langues vivantes étrangères : une priorité pour la réforme du collège

collegiens_1989183Dans le cadre d’une question écrite, j’avais interrogé le Ministère de l’Education nationale sur la revalorisation du plurilinguisme dans le cursus scolaire afin de susciter un intérêt pour les langues étrangères dés le plus jeune âge. Le Ministère de l’Education Nationale a répondu à mes sollicitations sur le sujet et a rappelé que « l’amélioration des compétences en langues vivantes étrangères des élèves français est l’une des priorités essentielles de la Ministre ». En effet, Madame Najat Vallaud-Belkacem a récemment présenté les grands axes de la réforme du collège programmée pour la rentrée 2016. Parmi les grands axes de la réforme figure l’amélioration des compétences en langues vivantes étrangères pour les élèves français. Plusieurs mesures seront mises en place :

  • une première langue vivante sera enseignée dès le CP. Sur l’ensemble de la scolarité obligatoire, l’élève aura donc un suivi régulier de l’apprentissage de la langue vivante 1, ce qui favorisera fortement la progression ;
  • l’apprentissage d’une seconde langue vivante sera mise en place dès la classe de 5ème et tous les élèves suivront 54 heures de plus de langue vivante 2 au cours de leur scolarité au collège ;
  • une diversité linguistique renforcée en garantissant la continuité de l’apprentissage d’une langue vivante autre que l’anglais entre l’enseignement du premier degré (école élémentaire) et l’enseignement du second degré (collège et lycée) : les élèves qui ont bénéficié de l’enseignement d’une autre langue vivante que l’anglais pendant la scolarité dans le premier degré pourront continuer à suivre l’enseignement de cette langue dès la classe de sixième dans le cadre des classes bi-langues. Pour contribuer à la diversité linguistique, une nouvelle carte des langues sera établie et des postes de professeurs habilités à enseigner une autre langue que l’anglais dans les écoles seront développés ;
  • au cours du cycle 4 (5ème, 4ème, 3ème), certains enseignements pratiques interdisciplinaires seront enseignés en langues vivantes étrangères afin de proposer à tous les élèves des dispositions réservées jusqu’à présent à une minorité d’élèves dans le cadre des sections européennes ;
  • le renforcement de l’apprentissage de l’allemand avec une augmentation du nombre de postes offerts au recrutement en allemand : à la session 2013, 394 postes ont été offerts au recrutement en allemand contre 514 postes à la session 2015.

Pour retrouver l’ensemble des dispositions prises pour améliorer les compétences des élèves français en langues vivantes étrangères, cliquez ici. Je me réjouis de l’ensemble de ces dispositions qui visent à favoriser l’ouverture au monde de nos enfants car « apprendre une langue vivante étrangère, c’est aussi apprendre une culture ».

Enseignement de l’arabe en France.

J’ai posé une question écrite concernant l’enseignement de l’arabe en France. Retrouvez ma question sur le site de l’Assemblée Nationale.

M. Christophe Premat alerte M. le ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur le faible nombre d’enseignants d’arabe dans notre pays et sur les conséquences de la fermeture du CAPES d’arabe. Le nombre d’enseignants d’arabe est passé de 218 en 2010-2011 à 197 en 2012-2013 et à 187 aujourd’hui, en raison de la faiblesse des recrutements aux concours (2 postes à l’agrégation et fermeture du CAPES cette année) et des départs à la retraite d’enseignants très souvent TZR – dont le renouvellement n’est pas clairement comptabilisé. On a donc assisté à une baisse d’environ 14 % en quatre ans. Les élèves dans la même période sont passés de plus de 7 000 à plus de 9 000, ce qui correspond à une augmentation de 28 %. On estime à 50 000 le nombre d’élèves dans le primaire suivant des cours d’arabe. De plus le salon Expolangues de 2011 avait affirmé la nécessité de renforcer l’enseignement de cette langue internationale afin de créer davantage de liens dans la zone euroméditerranéenne. Il aimerait savoir s’il compte lutter contre ce déclin et proposer davantage de perspectives à l’enseignement de l’arabe dans notre pays.