J’exprime ma solidarité au peuple et aux parlementaires britanniques touchés par l’attentat survenu à Londres

Un terrible attentat a frappé le quartier de Westminster à Londres et le Parlement britannique ce mercredi 22 mars.

J’exprime mon entière solidarité au peuple et aux parlementaires britanniques et transmets mes sincères condoléances aux blessés et aux familles des victimes.
D’après des informations confirmées par l’AFP, trois lycéens français en visite à Londres avec leur classe font partie des blessés. Je leur adresse, ainsi qu’à leurs camarades et à leurs familles, ma totale sympathie et leur assure de ma pleine disponibilité.

Je salue la rapidité de l’intervention des forces de l’ordre et des services de secours britanniques et le calme dont ont fait preuve les députés de la Chambre des Communes en pleine session parlementaire.

Alors que nous commémorons le triste anniversaire des attentats survenus à Bruxelles il y a un an jour pour jour, ces actes de nature terroriste qui ont frappé Londres nous rappellent que les risques d’attaques contre la démocratie restent permanents en France comme partout en Europe et dans le monde et nous encouragent à renforcer la collaboration européenne en matière de renseignement et de lutte contre la menace terroriste.

Compte rendu de la réunion du 2 mars à Londres – bilan de mandat et Brexit

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Mon mandat touche à sa fin. Dès la fin du mois de mars, Axelle Lemaire, qui a démissionné du gouvernement, reprendra son mandat de députée, elle qui avait été élue en 2012 dans la circonscription de l’Europe du Nord. Cette réunion avait un double objectif, vous présenter mon bilan, les actions menées ces deux dernières années et aussi répondre à vos interrogations. En voici un compte rendu (vous avez également la possibilité de visionner les échanges sur ma page Facebook).

Vers un futur désirable…

Le message que j’ai voulu porter lors de cette réunion est que le futur peut être désirable. Il faut pour cela vous mobiliser pour contrer les mouvances conservatrices et nationalistes car ce n’est pas en construisant un imaginaire national que l’on arrivera à ce futur désirable. Il y a des mouvements dans lesquels vous pouvez vous engager et des moments aussi, avec bien évidemment les élections présidentielles et législatives. J’entends le climat malsain et très anxiogène créé par le vote du Brexit. Il faut bien entendu se positionner face au Brexit mais il est également essentiel de proposer des sources de mobilisation pour l’avenir et se focaliser sur le futur du projet européen.

Le Brexit et les instruments de mobilisation à votre disposition

La France est et sera à vos côtés mais il ne faut surtout pas se tromper de cible. La décision du Royaume-Uni de sortir de l’Union européenne est une décision unilatérale et on est d’ailleurs dans une improvisation assez forte côté britannique. La décision de garantir les droits des ressortissants européens au Royaume-Uni revient donc bien au gouvernement britannique. La France, la Commission européenne et les autres Etats-membres sont d’ailleurs très clairs sur le fait qu’aucune négociation ne peut se faire tant que l’article 50 n’a pas été activé. Cela peut être mal vécu par quelques-uns mais vous payez le prix ici des flottements et du manque de préparation et de stratégie du gouvernement britannique. Le gouvernement français et l’Union européenne seront là pour défendre vos droits une fois l’article 50 enclenché.

Le climat est nauséabond et le Brexit un processus négatif de régression mais ne vous laissez pas anéantir, ne rendez pas le Brexit plus fort. Vous avez une marge de manœuvre et des instruments de mobilisation à votre disposition. J’en vois principalement deux avec votre droit de pétition auprès du Parlement européen. C’est un de vos droits fondamentaux de citoyen européen. La pétition peut être une demande individuelle, une plainte ou une observation concernant l’application du droit communautaire ou une incitation lancée au Parlement pour qu’il prenne position sur un sujet. Ces pétitions permettent au Parlement européen de mettre en évidence une violation des droits d’un citoyen européen par un État membre.

Vous pouvez également faire remonter vos plaintes de citoyens auprès de la Commission européenne qui pourra engager une action en justice — une procédure d’infraction — contre un État membre qui ne met pas en œuvre le droit de l’Union.

Il y a donc des solutions du côté européen qu’il faut utiliser pour faire pression sur le gouvernement britannique pour mettre fin au délire bureaucratique en cours. Il y a le problème de l’assurance maladie qui ne devrait pas être demandée aux étudiants ou aux personnes ne travaillant pas mais disposant de fonds suffisants. Il y a les questions qui ne devraient pas être posées sur ce formulaire de 85 pages de résidence permanente qui a clairement été complexifié pour décourager les demandes (voir ma lettre à Amber Rudd du 27 janvier 2017). Des améliorations notoires ont été faites très récemment pour ce qui est du formulaire en ligne mais rien pour le formulaire papier. Il y a aussi l’inflexibilité du Home Office et les lettres de refus avec l’intimation de quitter le pays. Sur ce point, il faut être très clair, la non-possession de la carte de résidence permanente ne remet absolument pas en cause votre droit de résider au Royaume-Uni ou de bénéficier des soins gratuits de la NHS tant que le Royaume-Uni fait partie de l’Union européenne. Si on vous dit le contraire, vous avez l’Etat français et les instruments du droit communautaire à votre disposition. Je compile des témoignages Brexit depuis décembre pour justement aider à la mobilisation collective. Il faut faire remonter les infractions à la libre circulation, c’est-à-dire au droit européen. Plus l’absurdité et les infractions vont être mises en avant, plus le gouvernement britannique devra revoir son jeu.

A la suite du rapport de la mission d’information sur les suites du référendum britannique et le suivi des négociations, j’ai aussi déposé une proposition relative à la garantie des droits des Français(es) établi(e)s au Royaume Uni après la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. On se rend bien compte ici, dans un contexte de Brexit, du rôle de la représentation de la communauté française à l’étranger à travers les députés ou les sénateurs.

Mon conseil est que les Français du Royaume-Uni fassent la demande de carte de résidence permanente, premier pas nécessaire vers la citoyenneté britannique. Je sais qu’Emmanuel Macron vient à Londres et appelle au retour en France. Ce n’est pas mon discours car je sais que nombre d’entre vous ont fait leur vie ici. En revanche, pour ceux ayant prévu un retour en France, sachez que l’impatriation a beaucoup été débattue durant ce quinquennat avec des nouveaux outils à votre disposition pour faciliter vos démarches dont un nouveau service en ligne. Je me suis battu également pour réduire et supprimer les délais de carence au moment de la réaffiliation à la sécurité sociale.

Pour ce qui est de la nationalité britannique, c’est votre choix, un choix qui peut être l’expression d’une volonté très légitime de participer à la vie publique de son pays d’adoption. Un choix qui vous donnerait le droit de vote et donc le droit de donner un carton rouge au gouvernement conservateur aux prochaines élections.

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Compte-rendu de la conférence-débat du jeudi 3 novembre sur le Brexit au Parlement britannique

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Le jeudi 3 novembre, la Haute Cour de justice à Londres estimait que le gouvernement britannique ne pouvait enclencher le début des négociations sur la sortie de l’Union européenne sans l’accord formel du Parlement. C’est dans ce contexte que j’ai eu le plaisir de m’adresser à plus de 200 Français résidant au Royaume-Uni, venus parfois avec leurs conjoints et en famille.

Le contexte était propice au débat d’idées et le lieu hautement symbolique après la décision de la Haute Cour de justice dans la mesure où nous étions accueillis dans le Palais de Westminster. Autre fait symbolique, j’avais à mes côtés Diane Abbott, députée à la Chambre des Communes et Shadow Home Secretary auprès de Jeremy Corbyn, Emily Thornberry, députée également et Shadow Foreign Secretary et Seb Dance, eurodéputé pour la région de Londres qui nous avaient fait l’honneur de participer au débat.

Tour à tour, les intervenants ont rappelé leur attachement à la libre circulation des personnes et leur engagement envers les ressortissants européens du Royaume-Uni. La séance s’est poursuivie par une série de questions-réponses où les personnes présentes ont pu s’exprimer et nous interroger. Je suis néanmoins conscient du fait que toutes vos questions n’ont pas pu être posées et que certains d’entre vous qui auraient aimé être présents, n’ont pu l’être. Je vous invite donc à me contacter afin de me soumettre vos questions et attentes.

J’ai à cœur de défendre vos droits et je vous tiendrai régulièrement informés du travail de la mission d’information sur les suites du référendum britannique et le suivi des négociations à laquelle je fais partie à l’Assemblée nationale. Je souhaite également poursuivre le rapprochement initié jeudi avec des parlementaires britanniques et européens afin de faire en sorte que les droits des ressortissants européens soient garantis. Je vous invite également à visionner la vidéo et retrouver le compte-rendu en anglais de cette conférence-débat.

Conférence-débat « Brexit » à Londres le 03 novembre

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Nous savons désormais que Theresa May enclenchera l’article 50 avant fin mars 2017. Il semblerait, au vu des propos tenus par la Première ministre lors du congrès annuel du Parti conservateur, que cette dernière s’orienterait vers un « Brexit dur » et donc une rupture avec le marché unique de l’Union européenne avec une priorité donnée au contrôle des frontières. Les enjeux sont donc de taille pour les Français établis au Royaume-Uni ainsi que pour le projet européen.

Je vous propose donc de me retrouver jeudi 3 novembre à 18h00 à la Chambre des Communes à Westminster pour venir débattre sur ce sujet épineux qu’est le Brexit. Je serai accompagné de Diane Abbott, députée travailliste et membre du cabinet fantôme de Jeremy Corbyn et Seb Dance, député européen travailliste. Le débat s’annonce passionnant!

Pour pouvoir assister à cette conférence débat et pour des raisons de sécurité, il faut obligatoirement vous inscrire à l’adresse suivante ml.cpremat@clb-dep.fr

Compte-rendu de mon déplacement à Londres le 14 septembre

Alors que vingt-sept chefs d’Etat ou de gouvernement de l’Union européenne se retrouvaient à Bratislava vendredi 16 septembre sans la présence du Royaume-Uni, c’est à Londres que je me suis rendu mercredi dernier.

Lycée français Charles de Gaulle

J’ai commencé la journée par une visite au lycée français Charles de Gaulle et à son Proviseur Olivier Rauch. Une baisse des effectifs du lycée peut être constatée (150 élèves de moins en 2015-2016 et 180 de moins cette année) conformément aux prévisions et ce, dans le but de permettre aux élèves et aux personnels de gagner en confort, notamment sur le site de South Kensington. Les effectifs continueront d’ailleurs à se réduire mais sur un rythme moindre puisque 90 départs sont anticipés l’année prochaine. Dans les faits, le lycée est fermé aux arrivées extérieures mais assure le flux de continuité des classes primaires, même s’il n’est pas possible de prendre tous les élèves des écoles primaires partenaires pour leur entrée en 6ème.

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Ici avec Olivier Rauch, Proviseur du lycée Charles de Gaulle

Depuis deux ans, un ralentissement de l’augmentation des frais de scolarité peut être constaté au lycée avec une croissance de 3.5% cette année contre 6.5% en septembre 2015 et 8% en septembre 2014. Une augmentation de 2.6% serait prévu à la rentrée prochaine.

Les travaux prévus sur le site de South Kensington ont commencé, avec notamment la rénovation de la cour primaire avec une piste de course toute neuve. Les travaux vont se poursuivre cette année et les années ultérieures. Quant au programme de rénovation du site et de sa mise en accessibilité, il s’étendra sur plusieurs années avec des premiers travaux prévus pour le printemps 2017.

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La cour primaire rénovée du lycée Charles de Gaulle

Du point de vue de la politique salariale, le lycée fait face à la réduction de l’effectif des détachés par l’AEFE et recrute des contrats locaux. Pour ce faire, le lycée mène une politique salariale active.

APL Welfare Fund

Après ma visite au Proviseur du lycée Charles de Gaulle, j’ai souhaité m’entretenir avec Elisabeth Imbert, Présidente de l’APL (http://apl-cdg.org.uk/) dont la mission est de représenter les parents du lycée français Charles de Gaulle et Virginie Royer, Trustee de l’APL Welfare Fund (http://apl-cdg.org.uk/en/apl-welfare-fund-donation/) qui a pour but d’aider de manière ponctuelle les familles n’arrivant pas à payer les frais de scolarité et les aider à financer les voyages scolaires de leurs enfants. Virginie Royer est également administratrice de la Fédération des Associations de Parents d’élèves des établissements d’enseignement français à l’étranger, FAPÉE (http://www.fapee.com/), association travaillant sur les problématiques spécifiques de l’enseignement français à l’étranger.

Plusieurs points ont été soulevés durant cette rencontre, notamment la question soulevée par l’APL et relayée par la FAPÉE de la représentation des parents d’élèves dans les instances de l’AEFE et au sein du conseil d’établissement. L’APL et l’APL Welfare Fund regrettent également que le système des bourses, tel qu’il fonctionne actuellement, laisse s’engager dans le système français des familles dont les revenus ne permettront pas toujours de financer le cursus de leurs enfants jusqu’au bout, posant ainsi la question du maintien de ces enfants dans le système éducatif français. L’APL défend ainsi la possibilité de moduler les frais de scolarité en fonction des revenus afin d’introduire plus de progressivité. Cette position avait été défendue par les parlementaires Claudine Lepage et Philip Cordery dans leur rapport : « Enseignement français à l’étranger – Recommandations visant à limiter l’augmentation des frais de scolarité » (http://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics/154000138.pdf). Pour Elisabeth Imbert et Virginie Royer, la grande priorité pour l’APL Welfare Fund est de faire en sorte que des enfants scolarisés au lycée français Charles de Gaulle ne quittent pas l’établissement pour des raisons financières.

Ecole CERENE

J’ai aussi tenu à rencontrer Hervé Glasel, le directeur de la nouvelle école CERENE, localisée au sein du Lycée Français Winston Churchill (LWC) à Wembley. Cette école CERENE ouvrira ses portes prochainement, l’ouverture de l’établissement ayant été approuvée par OFSTED en juillet 2016.

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Ici avec Hervé Glasel, directeur de l’école CERENE

L’école CERENE de Londres prendra en charge des enfants présentant des difficultés d’apprentissage scolaire. Elle s’adressera, en priorité, à des enfants pertinents mais qui sont gênés dans leur parcours par des troubles spécifiques (lecture, écriture, calcul, geste, langage, attention…), c’est-à-dire environ 8 à10% d’une classe d’âge. Cette prise en charge est essentielle dans la mesure où 50% des enfants DYS (dyslexie, dysorthographie, dysphasie, dyspraxie et dyscalculie) sont en échec scolaire.

L’école CERENE s’appuie sur une pédagogie active, innovante et adaptée, en permettant à l’enfant d’accéder aux contenus scolaires sans être gêné par leur format. La prise en charge paramédicale se fait sur place par des personnels paramédicaux dédiés aux besoins spécifiques de chaque enfant. De petits effectifs par classe sont prévus (12-15 élèves) avec l’objectif de réintégrer ces enfants dans le système traditionnel sur une période de 2 à 4 ans. Cette réintégration pourrait se faire au lycée Français Winston Churchill et dans les autres établissements du réseau.

Nous avons également soulevé la question cruciale de la prise en charge, notamment de la difficulté à laquelle font face les enfants expatriés qui de par leur expatriation sortent du système français porté par les Maisons Départementales des Personnes Handicapées (MDPH). La MDPH intervient dans la délivrance de nombreux services et prestations au profit des enfants en situation de handicap. Pour ces enfants vivant hors de France, il est souvent difficile de passer au système local et de se faire reconnaître comme DYS ; c’est pourquoi Hervé Glasel souhaiterait que ces enfants continuent à bénéficier du statut MDPH dans leur expatriation. Je poserai d’ailleurs la question du maintien des enfants expatriés dans le système MDPH au prochain conseil d’administration de l’AEFE auquel je siège. J’alerterai également l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès de la ministre des affaires sociales et de la santé, chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion sur ce paradoxe qui fait que des enfants DYS scolarisés à Londres restent attachés à l’Académie de Lille mais ne sont plus rattachés à la MDPH.

Section PS de Londres

Enfin, j’ai terminé cette belle journée avec une rencontre avec les militants de la section PS de Londres. Merci de leur accueil chaleureux!

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