Compte-rendu de mon déplacement à Londres le 14 septembre

Alors que vingt-sept chefs d’Etat ou de gouvernement de l’Union européenne se retrouvaient à Bratislava vendredi 16 septembre sans la présence du Royaume-Uni, c’est à Londres que je me suis rendu mercredi dernier.

Lycée français Charles de Gaulle

J’ai commencé la journée par une visite au lycée français Charles de Gaulle et à son Proviseur Olivier Rauch. Une baisse des effectifs du lycée peut être constatée (150 élèves de moins en 2015-2016 et 180 de moins cette année) conformément aux prévisions et ce, dans le but de permettre aux élèves et aux personnels de gagner en confort, notamment sur le site de South Kensington. Les effectifs continueront d’ailleurs à se réduire mais sur un rythme moindre puisque 90 départs sont anticipés l’année prochaine. Dans les faits, le lycée est fermé aux arrivées extérieures mais assure le flux de continuité des classes primaires, même s’il n’est pas possible de prendre tous les élèves des écoles primaires partenaires pour leur entrée en 6ème.

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Ici avec Olivier Rauch, Proviseur du lycée Charles de Gaulle

Depuis deux ans, un ralentissement de l’augmentation des frais de scolarité peut être constaté au lycée avec une croissance de 3.5% cette année contre 6.5% en septembre 2015 et 8% en septembre 2014. Une augmentation de 2.6% serait prévu à la rentrée prochaine.

Les travaux prévus sur le site de South Kensington ont commencé, avec notamment la rénovation de la cour primaire avec une piste de course toute neuve. Les travaux vont se poursuivre cette année et les années ultérieures. Quant au programme de rénovation du site et de sa mise en accessibilité, il s’étendra sur plusieurs années avec des premiers travaux prévus pour le printemps 2017.

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La cour primaire rénovée du lycée Charles de Gaulle

Du point de vue de la politique salariale, le lycée fait face à la réduction de l’effectif des détachés par l’AEFE et recrute des contrats locaux. Pour ce faire, le lycée mène une politique salariale active.

APL Welfare Fund

Après ma visite au Proviseur du lycée Charles de Gaulle, j’ai souhaité m’entretenir avec Elisabeth Imbert, Présidente de l’APL (http://apl-cdg.org.uk/) dont la mission est de représenter les parents du lycée français Charles de Gaulle et Virginie Royer, Trustee de l’APL Welfare Fund (http://apl-cdg.org.uk/en/apl-welfare-fund-donation/) qui a pour but d’aider de manière ponctuelle les familles n’arrivant pas à payer les frais de scolarité et les aider à financer les voyages scolaires de leurs enfants. Virginie Royer est également administratrice de la Fédération des Associations de Parents d’élèves des établissements d’enseignement français à l’étranger, FAPÉE (http://www.fapee.com/), association travaillant sur les problématiques spécifiques de l’enseignement français à l’étranger.

Plusieurs points ont été soulevés durant cette rencontre, notamment la question soulevée par l’APL et relayée par la FAPÉE de la représentation des parents d’élèves dans les instances de l’AEFE et au sein du conseil d’établissement. L’APL et l’APL Welfare Fund regrettent également que le système des bourses, tel qu’il fonctionne actuellement, laisse s’engager dans le système français des familles dont les revenus ne permettront pas toujours de financer le cursus de leurs enfants jusqu’au bout, posant ainsi la question du maintien de ces enfants dans le système éducatif français. L’APL défend ainsi la possibilité de moduler les frais de scolarité en fonction des revenus afin d’introduire plus de progressivité. Cette position avait été défendue par les parlementaires Claudine Lepage et Philip Cordery dans leur rapport : « Enseignement français à l’étranger – Recommandations visant à limiter l’augmentation des frais de scolarité » (http://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics/154000138.pdf). Pour Elisabeth Imbert et Virginie Royer, la grande priorité pour l’APL Welfare Fund est de faire en sorte que des enfants scolarisés au lycée français Charles de Gaulle ne quittent pas l’établissement pour des raisons financières.

Ecole CERENE

J’ai aussi tenu à rencontrer Hervé Glasel, le directeur de la nouvelle école CERENE, localisée au sein du Lycée Français Winston Churchill (LWC) à Wembley. Cette école CERENE ouvrira ses portes prochainement, l’ouverture de l’établissement ayant été approuvée par OFSTED en juillet 2016.

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Ici avec Hervé Glasel, directeur de l’école CERENE

L’école CERENE de Londres prendra en charge des enfants présentant des difficultés d’apprentissage scolaire. Elle s’adressera, en priorité, à des enfants pertinents mais qui sont gênés dans leur parcours par des troubles spécifiques (lecture, écriture, calcul, geste, langage, attention…), c’est-à-dire environ 8 à10% d’une classe d’âge. Cette prise en charge est essentielle dans la mesure où 50% des enfants DYS (dyslexie, dysorthographie, dysphasie, dyspraxie et dyscalculie) sont en échec scolaire.

L’école CERENE s’appuie sur une pédagogie active, innovante et adaptée, en permettant à l’enfant d’accéder aux contenus scolaires sans être gêné par leur format. La prise en charge paramédicale se fait sur place par des personnels paramédicaux dédiés aux besoins spécifiques de chaque enfant. De petits effectifs par classe sont prévus (12-15 élèves) avec l’objectif de réintégrer ces enfants dans le système traditionnel sur une période de 2 à 4 ans. Cette réintégration pourrait se faire au lycée Français Winston Churchill et dans les autres établissements du réseau.

Nous avons également soulevé la question cruciale de la prise en charge, notamment de la difficulté à laquelle font face les enfants expatriés qui de par leur expatriation sortent du système français porté par les Maisons Départementales des Personnes Handicapées (MDPH). La MDPH intervient dans la délivrance de nombreux services et prestations au profit des enfants en situation de handicap. Pour ces enfants vivant hors de France, il est souvent difficile de passer au système local et de se faire reconnaître comme DYS ; c’est pourquoi Hervé Glasel souhaiterait que ces enfants continuent à bénéficier du statut MDPH dans leur expatriation. Je poserai d’ailleurs la question du maintien des enfants expatriés dans le système MDPH au prochain conseil d’administration de l’AEFE auquel je siège. J’alerterai également l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès de la ministre des affaires sociales et de la santé, chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion sur ce paradoxe qui fait que des enfants DYS scolarisés à Londres restent attachés à l’Académie de Lille mais ne sont plus rattachés à la MDPH.

Section PS de Londres

Enfin, j’ai terminé cette belle journée avec une rencontre avec les militants de la section PS de Londres. Merci de leur accueil chaleureux!

ps

Compte-rendu de la réunion du Comité de pilotage de Plan école de Londres

Le 14 avril a eu lieu la réunion du comité de pilotage du Plan école.

Plan-Ecole-UKPour Christophe Bouchard, Directeur de l’AEFE, le Plan école de Londres est un modèle. Il faut maintenant passer à la phase de stabilisation, puis de consolidation de ce plan.

Le modèle du Plan école de Londres marche bien, il va donc être étendu et repris ailleurs, dans d’autres pays. L’objectif 1 du Plan école a été atteint : +2000 places et 3 nouveaux établissements depuis 2008. Cette année, toutes les familles qui le voulaient ont eu une place.

Concernant la sécurité dans les établissements, les événements de 2015 ont permis d’attirer l’attention des autorités britanniques sur les établissements d’enseignement français. Dès novembre 2015, la police a rendu des visites spontanées aux établissements, qui ont conduit à la mise en place de référents pour les établissements au sein de la police locale, et de la police antiterroriste. La police dispose désormais aussi des plans des écoles et en connaît leur configuration (nombre de classes, d’élèves, de personnels…).

Concernant le déconventionnement du CFBL, voté la semaine dernière et qui sera effectif à partir de septembre 2017, l’Ambassade respecte la décision mais veut qu’un dialogue soit instauré avec les personnes concernées par la décision pour qu’elles ne soient pas lésées par les conséquences du déconventionnement.

Le projet de Free school bilingue dans l’Est de Londres avance : le dossier sera déposé au Department of Education vers septembre 2016, pour une ouverture prévue à la rentrée 2017. Ce sera une école britannique qui n’a pas vocation à être homologuée, mais plutôt pour le label FrancEducation. Elle permettrait d’accueilir des populations qui n’ont pas les moyens pour les frais de scolarité actuels dans les écoles françaises. Son site web a été lancé.

Le lycée Charles de Gaulle constate comme prévu une baisse de ses effectifs, qui continueront de se réduire, tout comme le nombre de divisions, au cours des prochaines années.

Au lycée Winston Chruchill, la rentrée s’est bien passée. On se dirige progressivement, comme prévu, vers un élargissement du nombre de places.


La rentrée 2015 en chiffres :

  • 6402 élèves dans le réseau (dont 6215 dans le Grand Londres)
  • 86% de Français, 5,6% d’Anglais, 8,4% d’autres nationalités
  • Lycée Charles de Gaulle : le processus de réduction des effectifs est engagé : 3968 élèves cette année, répartis sur les 4 sites
  • Lycée Winston Churchill : déjà 738 inscrits pour l’année prochaine (proche de la capacité maximale de 745)
  • CFBL : 667 élèves, 672 inscrits pour l’année prochaine

 

Compte-rendu de l’Assemblée générale du Plan école à Londres

Le 22 mars dernier s’est tenue l’Assemblée générale du Plan école à Londres, l’occasion de faire un point sur le dispositif et sur l’enseignement français à Londres.

Bilan de la rentrée 2015-2016

Lors de la dernière rentrée, de nouvelles écoles ont permis plus de places, donc chaque famille qui le demandait a pu bénéficier d’une place à Londres, ce qui permet une diminution de la pression sur les admissions.

Les classes ne sont pas surchargées cette année : pas plus de 32 élèves par classe au lycée, pas plus de 30 au collège. Le Lycée International de Londres Winston Churchill a accueilli cette rentrée 456 élèves, et le CFBL n’a pas atteint sa capacité maximum cette année

La commission d’affectation du Lire la suite

La réponse de Madame Hélène Farnaud-Defromont, Directrice de l’AEFE, suite à mon courrier concernant le Lycée Winston Churchill à Londres

Le 5 mai dernier, j’ai écrit à Madame Hélène Farnaud-Defromont, Directrice de l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger, afin de lui faire part de mon souhait d’être intégré aux négociations concernant la convention de partenariat entre l’AEFE et le Lycée Winston Churchill. Pour lire ou relire le courrier que j’ai adressé à la Directrice de l’AEFE, cliquez ici.

J’ai récemment reçu un courrier de réponse de la part de Madame Hélène Farnaud-Defromont. Différents points sont abordés :

– le montant des bourses scolaires du Lycée Winston Churchill sera plafonné sur le niveau des écolages du Lycée Charles de Gaulle;
– un accord de partenariat sera établi entre l’AEFE et le Lycée Winston Churchill;
– Madame Hélène Farnaud-Defromont se déplacera à Londres le 29 juin prochain pour la réunion du Plan Ecole;
– le rapport sur les frais de scolarité de Philip Cordery et Claudine Lepage sera présenté lors du prochain conseil d’administration de l’AEFE qui se déroulera le 23 juin.

Pour lire le courrier de réponse de la Directrice de l’AEFE, cliquez ici.

Compte-rendu du déplacement à Londres du 26 au 30 octobre

Du 26 au 30 octobre, j’ai eu le plaisir d’effectuer mon deuxième voyage à Londres depuis le début de mon mandat. Au delà des deux permanences téléphoniques tenues pour les Français résidant en Angleterre et au Pays de Galles qui souhaitaient s’entretenir avec moi de manière individuelle, j’ai pu m’entretenir avec Madame Sylvie Bermann, Ambassadeur de France au Royaume-Uni et rencontrer des acteurs clés de la vie de la communauté française à Londres.

Entretien avec Madame l’Ambassadeur

Lors de mon entretien avec Madame Sylvie Bermann, nous avons échangé sur la question du Consulat d’Edimbourg. La réduction des effectifs dans le cadre d’une transformation du Consulat en Consulat d’Influence inquiète tant les agents du Consulat que les usagers. J’ai prôné une pédagogie exemplaire à ce sujet. J’ai demandé à l’Ambassadeur une annonce des modalités claires et en concertation avec tous ainsi qu’un rétroplanning précis. Je souhaite notamment que des solutions annexes puissent être mises en place comme la valise Itineris. Retrouvez la lettre envoyée aux Français d’Ecosse le 6 novembre ici.

Nous avons aussi abordé la question des flux migratoires de la France vers la Grande-Bretagne. Le chiffre de 20 000 entrées pas an confirme que la « génération Eurostar » a envie d’Europe sans pour autant qu’il y ait un pic d’arrivées. Enfin, nous avons discuté de la question de l’éducation française à Londres. J’ai fait part à l’Ambassadeur de mon combat pour renforcer le bilinguisme. À l’heure actuelle, 85% des élèves français sont scolarisés dans le système éducatif britannique. Le bilinguisme reste d’après moi la réponse essentielle à cette population en dehors du réseau AEFE.

 

Rencontre avec les représentants des parents d’élèves du Lycée Charles de Gaulle et du Collège Français Bilingue de Londres.

À l’occasion de ce déplacement, j’ai souhaité rencontrer Virginie Royer, responsable de l’Association des Parents d’Elèves du Lycée Charles de Gaulle, et Elisabeth O’Regan, responsable de l’Association des Parents d’Elèves du Collège Français Bilingue de Londres. Leurs points de vue sur la situation de l’éducation dans les écoles françaises de Londres sont importants pour moi, en tant que député mais aussi en tant que membre du Conseil d’Administration de l’AEFE.

Plusieurs sujets majeurs ont été abordés notamment la question de la participation des parents à 65% du budget global, la visibilité sur les augmentations qui ont plus que doublé en deux ans. Nous avons parlé de l’Observatoire des frais de scolarité, idée avancée par Axelle Lemaire du temps où elle était députée et que je soutiens. La question de la baisse des bourses qui mène à une baisse de la mixité sociale au sein des écoles du réseau inquiète, à juste titre, les représentants des parents dont je ferai remonter les observations à l’AEFE. Il y a définitivement une relation à améliorer entre les parents et l’AEFE par le biais des équipes de direction pour plus de communication et d’écoute. Je préconise des modèles de fonctionnement qui s’imprègnent de la culture du pays : nous ne pouvons calquer le modèle français à l’étranger, nous avons besoin de souplesse sous peine de renforcer l’inégalité des chances.

 

Réunion Publique

B0-QECaIQAAsive.jpg-largeJ’ai tenu une réunion publique sur le thème «Vivre à l’étranger: un défi ou un exil? », un thème volontairement provocant pour faire écho aux polémiques sur les flux migratoires des Français. Les approches simplistes des médias français et de certaines personnalités politiques posent la question de l’honnêteté intellectuelle accordée à ce phénomène. J’ai rappelé ce soir-là que nous ne devions pas avoir peur de cette mobilité. Il faut d’après moi plutôt travailler à faciliter l’impatriation que critiquer l’expatriation qui reste une force culturelle et économique à travers le monde.

J’ai eu le plaisir de partager mes vues sur cette question avec la radio francophone « French Radio London » (interview ici).

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