10ème rencontre sur la sécurité des entreprises françaises à l’étranger – Comprendre, anticiper et gérer les risques industriels

Le centre de crise et de soutien : assurer la sécurité des personnes et des entreprises françaises à l’étranger.

Capture d’écran 2016-02-02 à 10.36.54

Le Centre de crise et de soutien (CDCS) a pour vocation de mobiliser et de coordonner l’ensemble des moyens du Ministère des Affaires étrangères et du développement international et des autres administrations en réponse aux crises à l’étranger impliquant des ressortissants français ou appelant une réponse humanitaire. Le CDCS constitue également un pôle de partenariat extrêmement actif pour les ONG, les entreprises, les fondations, les collectivités territoriales, mais aussi les Français résidents ou de passage à l’étranger ou les membres d’organismes internationaux qui font face à des situations de crise hors de France.

S’agissant de secteur entrepreneurial, le Centre de crise et de soutien mène un dialogue permanent sur les enjeux de sécurité avec les entreprises et  groupements d’entreprises françaises présentes à l’international (CDSE, Cindex, Cercle Magellan, UCCIFE, AFTM), les organismes professionnels du secteur du tourisme ou les entreprises de sécurité privée. Ses interlocuteurs sont notamment les responsables de la sureté et la sécurité des entreprises.
Lire la suite

Compte-rendu de mon déplacement en Ecosse

Au mois de septembre 2014 a été annoncé la transformation du consulat d’Edimbourg en consulat d’influence avec, de fait, une réduction des effectifs. Avant de me rendre en Ecosse, j’ai souhaité dans un premier temps prendre attache auprès du Ministère des Affaires étrangères et auprès de l’Administration des Français de l’Etranger afin de rassembler le maximum d’éléments pour pouvoir agir. A titre d’exemple, ma question écrite sur le sujet : http://questions.assemblee-nationale.fr/q14/14-67018QE.htm

Il est apparu très vite que cette décision, prise en 2013, est motivée par une restructuration du réseau diplomatique européen pour renforcer les pays émergents. Il est bien évident que notre réseau diplomatique, le plus important au monde, a aussi besoin de participer à l’effort budgétaire. Ce n’est pas le refus de la modernisation de notre réseau qui anime l’incompréhension des agents et usagers du consulat. C’est la spécificité de l’Ecosse au sein de la Grande-Bretagne, dont l’avenir politique et européen est plus imprévisible que jamais, qui nous interpelle. Dans une nation dont l’entente avec la France est historique, c’est le signal politique envoyé à nos homologues écossais qui pose là aussi question.

Cependant, au cours de ces six mois, et malgré les différents arguments, tous mes interlocuteurs m’ont expliqué, qu’il était impossible de revenir en arrière et qu’il fallait faire des choix pour maintenir notre réseau dans un contexte où la diplomatie économique primait. Au mois de janvier, j’ai appris que malgré ce qui était avancé au départ, le service des visas ne resterait pas à Edimbourg, mais qu’en plus le poste de consul serait fusionné avec le poste de directeur de l’Institut. Je me suis donc rendu à Edimbourg, du 22 au 25 février, avec l’intention de répondre aux interrogations et écouter les revendications. Trois grands thèmes ont fait l’objet de ce déplacement :

  • la réponse aux usagers sur ce qu’allait devenir le consulat, lors de la réunion publique que j’ai organisée le 23 février ;
  • la question du poste de directeur de l’Institut Français ;
  • la question des agents locaux, qui pour certains sont en poste depuis plus d’une vingtaine d’années, et de la communication interne propre au plan social qui les touche.

DSC04304

Lors de la réunion publique du 23 février, en présence du consul Pierre-Alain Coffinier, j’ai pris le parti de ne pas créer de faux espoirs et d’exprimer les faits comme je les connaissais. J’ai souhaité être transparent sur les actions que j’avais engagées auprès de l’administration. Les progrès en termes de simplification et de modernisation de l’administration consulaire avec notamment l’inscription en ligne sur le registre et la fin de la double comparution pour les passeports, mesures annoncées par le Secrétaire d’Etat des Français de l’Etranger, Matthias Fekl, rendront les démarches des Français à l’étranger plus simples dès 2015. Je me refuse à encourager la fausse bonne idée de Monsieur le Sénateur Olivier Cadic sur un consulat « à l’allemande ». Premièrement, je pense qu’il importe de prendre attache auprès des services du Ministère des Affaires étrangères pour connaître la faisabilité de cette mesure avant de l’annoncer comme étant la solution. Deuxièmement, cette mesure – qui consiste à autoriser les consuls honoraires à délivrer des passeports – a été envisagée depuis longtemps par le Ministère qui se voit opposer un refus par le ministère de l’Intérieur pour des raisons de sécurité et des risques de fraude. Les Allemands sont d’ailleurs en train de s’interroger sur la viabilité de cette solution et s’inquiètent de l’augmentation du nombre de fraudes. Dans le contexte de défiance et de renforcement sécuritaire actuel, il est peu probable que le ministère de l’Intérieur envisage cette solution dans l’avenir. L’administration des Français de l’étranger a annoncé un renforcement des effectifs du consulat de Londres pour répondre à la demande. Quand on sait que les agents de Londres sont déjà débordés, cela semble être une décision judicieuse. Néanmoins, et c’est sur ce point que je vais insister auprès des autorités du Ministère des Affaires étrangères, il faut renforcer et maintenir de manière régulière les tournées consulaires dans le nord de l’Angleterre et en Ecosse. Je remercie les conseillers consulaires d’Ecosse, Brigitte Guenier et Christian Albuission, d’avoir été présents à cette réunion et d’avoir accepté de me rencontrer plus tôt dans la journée pour m’exposer leur point de vue sur la situation. Comme je l’ai souligné à de nombreuses reprises, les conseillers consulaires sont des atouts précieux, qui font un travail de terrain remarquable, et avec qui je souhaite travailler sur l’ensemble de ma circonscription. Brigitte Guenier et Christian Albuisson, qui connaissent bien l’Ecosse pour y vivre depuis des années, continuent de se mobiliser pour la communauté et pour faire entendre la spécificité de l’Ecosse. J’ai aussi été ravi de rencontrer Christian Allard, député de nationalité française au Parlement Ecossais, qui m’a affirmé son engagement pour le maintien du consulat à Edimbourg.

B-ncE3tW0AEFg_A

Concernant l’Institut Français, je me suis entretenu avec son directeur Vincent Guérin. La décision de fusionner le poste de directeur de l’Institut avec le poste de consul est d’autant plus incompréhensible que, tout au long de mon déplacement, mes interlocuteurs français et écossais ont souligné l’excellent travail qu’il a effectué depuis cinq ans, avec des résultats indéniables. Je suis très inquiet que cette décision ait été prise uniquement dans un souci économique, lorsque l’on connaît la francophilie des Ecossais. Lors de notre entrevue au Parlement Ecossais, Fiona Hyslop, ministre du cabinet écossais pour la Culture, l’Europe et les Affaires étrangères, m’a fait part de sa déception face à cette décision et a réaffirmé l’intérêt et l’amitié de l’Ecosse pour la France. Cette situation pourrait créer des incertitudes dans les relations bilatérales car cela fragilise la position et les actions françaises. Le culturel reste un outil majeur de notre diplomatie et de notre rayonnement à l’international. L’Ecosse est extrêmement réceptive et nous ne pouvons prendre le risque d’un simple statu quo. De plus, la fusion rendrait impossible une politique efficace de coopération. L’Institut Français d’Ecosse est un établissement qui fonctionne et qui donne des résultats. Cette fusion de postes met la pérennisation des actions culturelles en danger. C’est pourquoi j’écrirai dans les prochains jours au ministre des Affaires Etrangères, Laurent Fabius, pour exiger des garanties sur la mise en œuvre de la coopération culturelle avec une vision à long terme.

DSC04303

Au niveau linguistique, Fiona Hyslop m’a annoncé que l’Ecosse avait lancé le programme « 1+2 », c’est-à-dire l’apprentissage de deux langues vivantes en plus de l’anglais, au primaire. Cette initiative devrait être mise totalement en place dans les écoles pour 2020. Je salue cette décision qui permettra la diffusion, dès le plus jeune âge, de l’apprentissage du français. C’est une nouvelle preuve que nous devons poursuivre nos efforts en Ecosse au niveau culturel, car la coopération culturelle est indissociable de la coopération linguistique. Cela vaut pour l’Institut Français mais aussi pour l’Alliance Française de Glasgow dont la directrice, Nathalie Korkmaz, m’a dressé un bilan positif lors de notre rencontre. L’Alliance Française accueille chaque semaine 500 élèves, enfants et adultes, répartis dans une quarantaine de cours. Les 6000 euros de ma réserve parlementaire serviront à installer des tableaux blancs interactifs dans les classes de cours.

Le troisième axe sur lequel je souhaite porter une attention particulière est la situation des agents qui travaillent au consulat. L’annonce de la transformation du consulat a été faite en septembre 2014. Lors de cette annonce, Madame l’Ambassadeur a précisé que le service des visas resterait à Edimbourg et que la transformation aurait lieu au cours de l’année 2015. Aujourd’hui, nous savons que la transformation implique l’externalisation du service des visas et que l’échéance est fixée à l’été 2016. Les 11 recrutés locaux restent cependant dans le flou le plus complet en ce qui concerne leur avenir : aucune information sur la procédure et sur le rétroplanning de cette transformation, une communication interne Paris-Londres-Edimbourg défaillante, et un plan social qui ne dit pas son nom. Aujourd’hui, les agents recrutés locaux, qui pour certains ont donné plus de vingt ans de leur vie au service de la France, ont perdu confiance et veulent des réponses. Lors de notre réunion, ils m’ont tous expliqué leur frustration et leur incompréhension face à cette situation difficile. Je suis à leurs côtés dans cette recherche de transparence et de dialogue et prendrai attache auprès des services de la DRH du Ministère des Affaires étrangères dans les prochaines semaines pour appuyer leurs demandes. J’ai aussi encouragé le consul et son adjointe à accompagner professionnellement les agents pour mieux envisager l’avenir. Les usagers, les recrutés locaux et les élus ont besoin d’informations fiables pour un déroulement apaisé de la transformation du Consulat. C’est le message que je porterai inlassablement auprès de mes différents interlocuteurs dans les mois qui viennent.

Quel avenir pour les conseillers du commerce extérieur?

M. Christophe Premat interroge M. le ministre des affaires étrangères et du développement international sur l’utilité des réseaux de conseillers du commerce extérieur dans le monde. À l’heure où la France réorganise sa diplomatie économique avec le nouveau positionnement des agences UbiFrance, il importe de porter un effort de simplification pour améliorer la lisibilité de notre présence économique. Aux côtés de l’État, les chambres de commerce et d’industrie constituent un acteur privé essentiel dans le dynamisme commercial de notre pays. La superposition du réseau des conseillers du commerce extérieur n’apporte pas en soi de plus-value. Dans ce cadre, il aimerait savoir s’il serait possible de supprimer à terme ces structures afin que le périmètre de notre coopération économique soit encore mieux défini et plus resserré.

Retrouvez ma question écrite sur le site de l’Assemblée Nationale.

Auditions de la commission des affaires culturelles et de l’éducation en vue du projet de loi de finances 2015

UnknownLors des auditions menées par la commission des affaires culturelles et de l’éducation, le directeur de l’Institut français, Xavier Darcos, a résumé les politiques innovantes de l’Institut avec en particulier les plateformes IFnumérique et IFcinéma. Il a rappelé le fait que les expérimentations de l’Institut comme Établissement Public à Intérêt Commercial (EPIC) avaient été interrompues. Ainsi, les treize postes dans la zone d’expérimentation EPIC sont revenues à une phase antérieure à 2011. Ces postes avaient une comptabilité gérée auparavant par Paris. Les conventions sont de nouveau établies par ces postes qui sont sorties de cette phase EPIC pour devenir des EPA (Etablissements publics administratifs). Xavier Darcos a insisté également sur les excellentes relations historiques entre l’Institut français et les Alliances françaises qui ne sont plus dans un état de méfiance ancestrale, mais qui coopèrent étroitement pour que la diplomatie culturelle de la France soit une stratégie au cœur de la diplomatie globale. Ce réseau bicéphale est certes une particularité française, mais les missions des Instituts et des Alliances sont complémentaires et bien différentes des British Councils par exemple qui sont surtout concentrées sur les cours de langue. L’Institut français compte 140 personnes alors que le réseau culturel dans son ensemble a 3000 personnes. Nous sommes dans une phase transitoire entre les expérimentations de 2010 qui souhaitaient autonomiser les Instituts mais sans leur donner les véritables moyens et sans résoudre les problèmes de personnels. Quelles vont être les recompositions de la diplomatie culturelle qui sont entre les mains des chefs de poste  à l’heure où les instituts coréens et les instituts Confucius pour ne citer que ceux-ci sont en phase d’expansion ? Peut-on éliminer les doublons et notamment la sous-direction du français du Ministère des Affaires étrangères et européennes pour que l’Institut puisse être efficace dans sa mission de diplomatie culturelle ?

MAE : évaluation des personnels expatriés

J’ai posé une question écrite le 29 juillet à Laurent Fabius sur le système d’évaluation des personnels expatriés du MAE.

M. Christophe Premat attire l’attention de M. le ministre des affaires étrangères et du développement international sur le système d’évaluation FANEV qui existe pour les personnels expatriés du ministère des affaires étrangères. Cette évaluation annuelle est l’occasion de dresser un bilan de compétences et de fixer des objectifs intermédiaires conformes à la mission de chaque agent. De nombreux fonctionnaires en détachement travaillent dans le réseau culturel et ont parfois des difficultés à valoriser leur mission à l’étranger lorsqu’ils retournent dans leur ministère d’origine. Il lui demande si ce bilan de compétences via cette fiche FANEV ne pourrait pas être systématiquement adressé à la direction du personnel du ministère d’origine afin de favoriser le suivi des carrières surtout lorsque ces dernières ont une dimension internationale.

Retrouvez ma question sur le site de l’Assemblée Nationale