Visite de Manuel Valls en Suède – 17 et 18 septembre 2015

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J’ai eu le plaisir de faire partie de la délégation parlementaire accompagnant le Premier ministre Manuel Valls en Suède les 17 et 18 septembre dernier. Cela faisait plus de huit ans qu’un Premier ministre n’était pas venu dans ce pays. C’était l’occasion de resserrer encore les liens avec le gouvernement de Stefan Löfven qui n’a pas la tâche facile depuis l’accord du 27 décembre dernier où son gouvernement minoritaire ne tient à sa survie qu’à un compromis avec les Conservateurs.

Accompagné par le sénateur du Finistère François Marc, je me suis d’abord rendu au Parlement suédois (Riksdagen) pour y rencontrer trois membres du groupe d’amitié Suède-France du Riksdagen, M. Lars Arne Staxäng, vice-président du groupe d’amitié et membre du Parti Modéré (conservateur), Mme Annika Hirvonen (partie écologiste), membre du groupe d’amitié et vice-présidente de la commission de Justice, Mme Gunilla Svantorp, membre du groupe et de la commission des affaires éducatives. L’échange a porté sur l’accueil des réfugiés, l’état de la coalition, le défi éducatif et les tests PISA ainsi que la fiscalité.

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DÉPLACEMENT DE MANUEL VALLS À STOCKHOLM LES 17 ET 18 SEPTEMBRE

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Le Premier Ministre Manuel Valls se rendra à Stockholm jeudi 17 et vendredi 18 septembre en présence d’Harlem Désir, Secrétaire d’Etat aux Affaires européennes.

Au cours de ce déplacement, le Premier Ministre français s’entretiendra avec son homologue suédois, M. Stefan Löfven pour aborder les échanges bilatéraux entre la France et la Suède.

En parallèle de cette rencontre, j’aurai le plaisir de m’entretenir, au côté de Monsieur François Marc sénateur du Finistère, avec Monsieur Lars Arne Staxäng, Vice Président du groupe d’amitié Suède-France et les différents membres du groupe : Mme Ana Hirvonen, Vice Présidente de la Commission Justice; Mme Gunilla Svantorp, membre de la Commission éducation; Mme Cecila Brinck, Vice-Maire de Stockholm, ancienne Présidente du groupe d’amitié au Parlement. Ce sera l’occasion d’évoquer les relations bilatérales entre la France et la Suède.

Le vendredi 18 septembre Manuel Valls rencontrera les acteurs économiques (dirigeants économiques, représentants des syndicats, journalistes économiques, économistes, universitaires, analystes etc.) dans le cadre d’un forum organisé à l’Académie royale des Sciences de l’Ingénieur sur le thème de l’Europe, de l’innovation et de la croissance.

Il participera à une table ronde dédiée à la lutte contre l’extrémisme violent et à la prévention de la radicalisation avec des personnalité de la sphère universitaire, institutionnelle et associative.

Pour ma part, j’accompagnerai Monsieur Harlem Désir, secrétaire d’Etat aux Affaires européennes pour la visite de l’entreprise Schneider.

Dans la continuité de ce déplacement, M. Manuel Valls et M. Stefan Löfven se rendront ensemble à une rencontre des responsables socio-démocrates à Vienne.

Manuel Valls a t-il raison d’évoquer une guerre des civilisations ?

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J’ai récemment écrit une chronique publiée sur le site de PolitiqueMatin en réaction à l’expression « guerre de civilisation » employée par le Premier ministre Manuel Valls le 28 juin 2015.

Pour lire cette chronique sur le site de PolitiqueMatin, cliquez ici

« L’expression est sans doute excessive, elle donne à mon sens beaucoup d’importance à l’acte barbare commis le 26 juin dernier en Isère au nom de l’organisation terroriste L’Etat Islamique.

Le Premier ministre l’a utilisée dans un souci de vigilance, il importe néanmoins de revenir à ce que cette citation sous-entend. De nombreux observateurs ont comparé cette citation à la rhétorique néoconservatrice américaine au lendemain des attentats du 11 septembre. Georges W. Bush avait alors repris l’expression clash of civilizations du politologue Samuel Huttington pour qualifier la nouvelle époque dans laquelle le monde entrait le 12 septembre 2001. Samuel Huttington n’avait pas évoqué une guerre mais un choc de civilisations dans son célèbre article paru dans Foreign Affairs en 1993. Lorsqu’on examine le contenu de cet article, on y trouve une cartographie des valeurs avec des ensembles culturels vastes (monde occidental, monde arabo-musulman….) transcendant les Etats traditionnels. Le risque serait évidemment d’essentialiser ces valeurs et d’opposer les projets politiques les uns aux autres. Les valeurs ne se démontrent pas, on se bat pour elles, elles sont innées, elles peuvent également être altérées.

Passer du choc des civilisations à la guerre des civilisations est simplificateur. La guerre suppose des belligérants et un affrontement ; or, nous luttons contre Daech sans pour autant avoir envoyé de troupes terrestres pour éliminer cet ennemi. En réalité, dans l’expression « guerre de civilisations » se cache une mutation profonde de notre relation à la guerre qui se reflète ces derniers mois par les différents projets de loi adoptés sur la lutte contre le terrorisme et la modernisation de notre système de renseignement. La guerre n’a plus de champ de bataille, elle est logistique, numérique et se traduit par la présence d’une menace permanente en dehors des frontières. La guerre n’est plus territorialisée, elle est extraterritoriale, les combattants devenant des terroristes utilisant les réseaux sociaux pour susciter des actes barbares et spectaculaires ayant un impact médiatique. L’ennemi est intérieur et cette mutation profonde répondant à la thèse que le juriste nazi Carl Schmitt avait énoncée en son temps: la guerre s’internationalise au point de devenir une guerre civile planétaire avec la substitution aux ennemis extérieurs d’un ennemi intérieur qu’il faut traquer sans relâche.

Ce nouveau partage ami / ennemi modifie notre relation à ces valeurs et appelle une sécurité plus forte. Si cette réponse est nécessaire, je préfèrerais que l’on utilise l’expression de « politique de civilisation » d’Edgar Morin que l’ancien président Sarkozy avait citée dans un discours de vœux sans en comprendre la teneur. La politique de civilisation révèle la complexité et la richesse de nos civilisations, elle nous invite à oser de nouvelles alliances géopolitiques et à rechercher des espaces communs impensés. Je serais tenté de conclure par un « non à la guerre de civilisations, oui à la politique de civilisation ». « 

Déplacement de Manuel Valls et d’Axelle Lemaire à Dublin les 23 et 24 avril

PHO9d331e3e-a6cd-11e4-98a5-b936167b8806-805x453 Le Premier Ministre Manuel Valls et Axelle Lemaire, Secrétaire d’Etat chargée du Numérique, seront en déplacement officiel à Dublin (Irlande) les 23 et 24 avril.
Madame Hélène Conway-Mouret, Sénatrice des Français établis hors de France, sera également présente lors de ce déplacement.

Au cours de ce déplacement, le Premier Ministre rencontrera son homologue irlandais, M. Enda Kenny, et différentes personnalités d’influence de la société irlandaise afin d’échanger sur les différents sujets européens et notamment sur les perspectives de croissance dans la zone euro. Ce déplacement sera également l’occasion d’évoquer les relations bilatérales entre la France et l’Irlande. Le Premier Ministre français profitera aussi de ce déplacement pour rencontrer les principaux investisseurs irlandais présents en France.

Les nouveaux locaux de l’Ambassade de France seront inaugurés lors de ce déplacement, en présence de Manuel Valls et d’Enda Kenny, Premier Ministre irlandais.

Le vendredi 24 avril à 18h, Axelle Lemaire organisera une réunion publique à l’Alliance Française de Dublin (1 Kildare Street).

Manuel Valls à Londres le 6 octobre: un message de confiance

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Le Premier ministre était le 6 octobre dernier à Londres pour rencontrer le monde politique et économique britannique. Il s’agissait de revaloriser l’attractivité économique de la France, de porter notre message pour une Europe de la croissance et de dire l’attachement de la France à un Royaume-Uni européen.
 
Chiffres clés : La France est la 1ère destination des investissements britanniques en Europe. Les investissements directs britanniques en France ont été de près de 3 Md€ en 2013, contre 1 Md€ français investis au Royaume-Uni.
 
Le Premier ministre était le 6 octobre à Londres pour rencontrer les principaux acteurs politiques et économiques britanniques : David Cameron, Ed Miliband, les représentants de la City. Ce déplacement fait suite à ceux récents en Espagne, en Italie et en Allemagne.
 
C’était un déplacement pour valoriser l’attractivité économique de la France :
˗   Le « gouvernement est pro-business » : « la France veut faire du soutien aux investissements et à l’entreprise la condition fondamentale de son redressement économique » ;
˗   Le gouvernement se donne « un objectif […] : refaire de la France la 1ère puissance économique en Europe» ;
˗   «Si les Français sont les bienvenus à Londres, les Britanniques sont encore plus les bienvenus en France […] Je vous invite, vous de la place de Londres, à venir investir en France» (Premier Ministre, 06/10/14).
 
C’était un déplacement pour porter le message de la France en Europe :
˗   L’ Europe a besoin d’une « réorientation » de sa politique économique en faveur de la croissance (Premier Ministre, 06/10/14) ;
˗   L’Europe a « besoin de réformes » : pour« la simplifier », pour « rendre son action plus lisible, pour la rapprocher des peuples, pour combler ce vide démocratique dont on parle depuis des décennies sans jamais réellement prendre les mesures adaptées » ;
˗   Mais l’Europe a déjà accompli « des pas de géant », par exemple pour réformer les règles financières : « elle a créé des autorités communes pour superviser les banques, les assurances, les fonds de pension. Elle a contraint les banques à renforcer leurs fonds propres. Elle a mis en place des règles pour encadrer les rémunérations, pour renforcer la transparence et la protection des investisseurs » (Premier Ministre, 06/10/14).
 
C’était un déplacement pour marquer l’attachement de la France au Royaume-Uni :
˗   « La France souhaite que le Royaume-Uni reste dans l’Union européenne », c’est « son destin ». « Le Royaume-Uni, et tout particulièrement la City, perdraient beaucoup à vouloir tourner le dos à l’Europe ».
˗   « L’Europe s’affaiblit lorsque les nations se divisent ou lorsque le régionalisme divise ses nations » (Premier Ministre, 06/10/14).