Débat FFE-PS sur « l’Europe et Migrations: un enjeu historique? »

– Débat « Citoyens du Monde » sur « l’Europe et Migrations: un enjeu historique? » – 3 novembre 2015

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La Fédération des Français à l’étranger a le plaisir de vous convier au premier débat « Citoyens du Monde », qui aura lieu le 3 novembre, 18h30 heure de Paris intitulé « l’Europe et Migrations: un enjeu historique? ». 

Merci de rejoindre notre outil de conférence en ligne webex dès 18h30 (UTC+2). Nous démarrerons à 19h (UTC+2) le temps que tout le monde soit bien connecté.

Le format de la conférence – débat Citoyens du Monde est le suivant : 45 min d’échanges entre les panélistes et les deux modérateurs, puis 30 min d’échanges avec nos auditeurs et militants.

Voici le lien de connexion : https://ffeps.webex.com/ffeps/onstage/g.php?MTID=e01dc8c16554785918bed4e540becf5f4 (prévoyez quelques minutes pour installer le composant webex). Et le mot de passe : mmnyDVPx

Nos trois panélistes seront:

  • Pierre Henry – Directeur général de France terre d’asile
  • Louisa Zanoun – Docteure en Histoire, responsable du pôle scientifique et culturel au sein de l’association Génériques, organisme de recherche et de création culturelle portant sur l’histoire et la mémoire de l’immigration en France.
  • Mehdi Alioua – Docteur en sociologie, enseignant-chercheur permanent à Sciences Po Rabat de l’Université Internationale de Rabat – Maroc
  • Ariane Junca – Membre du Conseil d’administration Médecins du Monde – Médecin anesthésiste

Vous pouvez télécharger leur biographie ici: biographies des panélistes

Le débat sera animé par Gabriel Richard-Molard, Secrétaire Fédéral à l’Europe de la fédération des Français de l’étranger du Parti socialiste

Je vous invite à retrouver le lien de l’événement (avec les infos webex) sur le site de la FFE et sur Facebook.

Migrants – Conseil européen – résumé des déclarations du Président de la République

15 octobre –

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« Après avoir protégé les frontières, après avoir créé les centres [d’accueil], l’ordre du jour présenté pour ce Conseil [européen de ce jeudi] c’est aider les pays qui accueillent de nombreux réfugiés à l’extérieurs de l’Union européenne » (PR, 15/10/15). « Il faut faire en sorte que les pays qui accueillent des réfugiés à l’extérieur de l’Union européenne, la Turquie, la Jordanie et le Liban puissent être aidés » (PR, 15/10/15). Un engagement doit être pris pour « une aide très importante vers ces pays ». C’est dans « notre intérêt, le leur et celui des réfugiés syriens » pour rester à proximité de leur pays d’origine. Ne pas les aider serait provoquer de nouveaux drames car « ce mouvement de départ [depuis] ces pays-là viendrait nécessairement vers les côtes européennes ». « Les Etats membres [doivent] faire des contributions supplémentaires ».

Pour ce qui est de la France,  100 M€ supplémentaires sur 2 ans seront dédiés au Programme alimentaire mondial et aux aides aux réfugiés. La Turquie « doit […] garder des réfugiés qui sont dans la population ou dans les camps et il est nécessaire de l’y aider » (PR, 15/10/15). Cela implique d’être vigilant sur les contreparties : « Il ne faudrait pas qu’au prétexte de vouloir que la Turquie nous aide à retenir des réfugiés qui sont dans son pays, il y ait un mouvement de libéralisation dans n’importe quelles conditions avec des visas qui pourraient être accordés à des individus dont on ne connaîtrait pas exactement l’identité ou qu’on ne pourrait pas vérifier ». 

« La France, avec d’autres pays, sera très attentive à ce que les conditions soient non seulement posées mais respectées ». Nous devons « être européens » (PR, 15/10/15). La France prendra sa part de responsabilité. « Ce serait trop facile de ne pas venir en aide aujourd’hui à l’Allemagne au prétexte que ce sont les Allemands qui font la [plus] grosse partie de l’effort ». « L’objectif est d’intégrer [les migrants] qui sont déjà là […] l’Allemagne, l’Autriche et la Suède [fournissent] le principal effort, la France [n’y a pris] qu’une part très modeste » (PR, 15/10/15).

INFOLETTRE DU MOIS D’OCTOBRE 2015

Madame, Monsieur, chères et chers concitoyens d’Europe du Nord,

La politique est la capacité à envisager l´action humaine collective dans des temporalités différentes. L´urgence est partout avec le climat comme priorité numéro un et la recherche de solutions face à ses conséquences sur les guerres, l´accès aux ressources et les migrations futures. Il y a des mesures rapides à prendre, mais il y a également des décisions lourdes à affronter. L´Europe est aujourd’hui plus que jamais à la croisée des chemins. Soit nous acceptons de refonder et de revoir le projet européen pour le sauver soit nous renforcerons encore davantage le poids des Etats membres dans le processus de prise de décisions.

La question du maintien de la Grèce dans la zone euro se révèle à ce titre primordiale: sa sortie, conjuguée à la crise des réfugiés qu’elle traverse, aurait lancé le pays et l’Union européenne dans une aventure douloureuse. Dans le même temps, il importe de réfléchir aux contours du projet européen : quelles sont les politiques communes à envisager? Comment revoir la convention de Dublin (qui prévoit que l’État membre responsable de l’examen d’une demande d’asile est celui  par lequel le demandeur d’asile a fait son entrée dans l’UE) et comment renforcer Schengen? Quelles valeurs sanctuariser à l’heure où certains gouvernements les bafouent? Quelles sont les marges de manoeuvre que nous pouvons avoir avec une monnaie unique? Ces questions sont à affronter collectivement pour réorienter notre projet européen.

Dans ce contexte, la visite de Manuel Valls en Suède les 17 et 18 septembre dernier visait à renforcer notre relation bilatérale au service d´une vision commune des problèmes géopolitiques actuels. Manuel Valls et Stefan Löfvén, le Premier ministre suédois, ont affirmé leur convergence sur l’accueil des migrants, la préparation de la COP21 et l’initiative de Stockholm avec l´agenda social suédois en faveur d´une compétition équitable au sein de l´Union européenne. J´ai été heureux que le Premier ministre français puisse rendre visite à une école spécialisée dans l´accueil des migrants. Cet accueil est à organiser de manière à ce que les réfugiés puissent se reconstruire dans nos pays.

Enfin, au-delà des enjeux politiques difficiles auxquels nous sommes confrontés, il existe une volonté participative de manière à dépasser le cadre représentatif actuel. C´est le sens du projet de loi sur la république numérique déposé par Axelle Lemaire et qui donne l´occasion à tous les citoyens et forces associatives de concourir à la co-construction de la loi jusqu´au dimanche 18 octobre. À vos claviers!

Je demeure à votre écoute par courriel à cpremat@assemblee-nationale.fr ou sur les réseaux sociaux. Mes collaborateurs parlementaires à Londres et à Paris restent eux aussi à votre disposition.

Avec mes sentiments dévoués,

Christophe Premat

Vous pouvez lire l’ensemble de l’infolettre du mois d’août en cliquant ici.

Débat à l’Assemblée Nationale sur l’Accueil des réfugiés en France et en Europe

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Ce mercredi 16 septembre, s’est tenu à l’Assemblée un débat portant sur l’accueil des réfugiés.

Ce drame des réfugiés qui frappent aux portes de l’Europe a ceci de particulier qu’il nous renvoie à nous-mêmes, individuellement et collectivement, en tant qu’Européens et en tant que Français.

La question des migrations, quelle que soit leur cause, est l’une des grandes questions de ce siècle qui n’est pas seulement celui « d’une mondialisation heureuse », telle qu’elle nous a si souvent été décrite, mais aussi celui une mondialisation malheureuse, tragique, qui détruit les équilibres, bouscule la hiérarchie des nations, déplace les populations, subit le dérèglement climatique, les économies nationales, la stabilité politique des Etats, bouleverse la vie des populations et génère des guerres.

Une mondialisation malheureuse et violente, dans laquelle la guerre colonise des régions entières et dans laquelle le fanatisme jaillit et se répand, gommant nos certitudes et bousculant notre manière de voir.

Il nous faut désormais la regarder en face et l’affronter sur notre territoire. Et pas seulement sur le plan économique. Pas seulement sur le plan environnemental. Pas seulement sur le plan de la menace terroriste, que nous connaissons hélas encore, mais en faisant face à des hommes et des femmes, qui viennent frapper à notre porte et qui attendent une réponse.

C’est, j’en suis convaincu, par l’organisation et la maîtrise des conditions d’accueil que nous garantirons le respect de la dignité des réfugiés qui se présentent à nous.

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UE: pas d’accord unanime sur la répartition des 120.000 réfugiés

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« Les 28 Etats membres de l’UE, réunis lundi à Bruxelles, ne sont pas parvenus à un accord unanime sur la répartition de 120.000 réfugiés supplémentaires pour faire face à l’afflux de demandeurs d’asile, a indiqué lundi soir la présidence luxembourgeoise.

« Une grande majorité d’Etats se sont engagés sur le principe d’une relocalisation (des 120.000 réfugiés), mais tout le monde n’est pas pour l’instant à bord », a reconnu le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères Jean Asselborn, qui a présidé un conseil extraordinaire des ministres de l’Intérieur de l’UE.

« Nous n’avons pas eu l’accord que nous voulions » sur ce point, a admis de son côté le commissaire à l’Immigration, Dimitris Avramopoulos, lors d’une conférence de presse commune, à l’issue de débats qu’il a qualifiés de parfois « enflammés » entre Etats.

Les participants ont, comme prévu, validé lundi la décision de se répartir l’accueil de quelque 40.000 réfugiés en deux ans, conformément à ce qu’ils avaient convenu fin juillet (même s’ils n’ont pour l’heure fixé la destination précise dans l’UE que de quelque 32.000 personnes).

Mais ils ont échoué à dégager un consensus sur une nouvelle proposition de la Commission européenne qui leur avait demandé la semaine dernière de « relocaliser » 120.000 réfugiés de plus, se trouvant actuellement en Italie, en Grèce et en Hongrie, avec des quotas contraignants.

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