Réunion du groupe d’amitiés France-Estonie le 20 janvier à l’Assemblée Nationale

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Le 20 janvier dernier, à l’initiative du député-maire de Carcassonne, Jean-Claude Perez, une rencontre a été organisée avec son Excellence l’Ambassadeur d’Estonie en France, Alar Streimann, la cheffe adjointe de mission diplomatique Ingrid Amer, les députés membres du groupe d’amitiés et l’association « Les amis de Tallinn » de la région de Carcassonne. Ce fut l’occasion de rappeler les liens historiques unissant la France à l’Estonie. L’association « les amis de Tallinn » participe à un rapprochement culturel entre les deux pays, certains de ses animateurs se rendent chaque année à Tallinn. La fête nationale de l’Estonie qui a lieu le 24 février en souvenir de la première brève indépendance du pays le 24 février 1918, est célébrée avec une sensibilité particulière à Carcassonne.

C’est au cours de ces échanges que je me suis rendu compte que la famille des De la Gardie avait des racines proches de Carcassonne. Cette famille a eu une influence en Estonie, mais aussi en Suède si on pense notamment aux politiques culturelles initiées par Magnus De la Gardie au 17e siècle.

Son Excellence Alar Streimann est revenu sur les domaines essentiels de la coopération entre la France et l’Estonie avec les opportunités offertes par le numérique, la défense, la culture et l’enseignement du français. Les questions qui lui ont été posées tournaient autour de la Russie, de la manière dont l’Estonie concevait l’avenir de la région et le renforcement des échanges économiques et culturels entre nos deux pays. J’ai insisté pour ma part sur le fait que l’Estonie était un membre observateur de l’Organisation Internationale de la Francophonie et qu’elle avait signé un plan de formation de fonctionnaires qui pourrait très utile si elle voulait accéder aux marchés émergents en Afrique. En se positionnant sur le numérique et sur le français, la France pourrait même l’aider à se connecter dans tous les sens du terme avec la partie francophone du continent africain. Nous devons veiller à ce que l’enseignement du français se renforce en Estonie à condition que nous suscitions également du côté français un désir d’apprendre l’estonien car le multilinguisme est la condition sine qua non d’un juste échange.

La revalorisation du plurilinguisme dans le cursus scolaire : la réponse du Ministère de l’Education nationale

Le 16 décembre dernier, j’ai interrogé le Ministère de l’Education nationale sur les dispositifs mis en place par le Ministère pour revaloriser le plurilinguisme dans le cursus scolaire. Vous pouvez retrouver ma question en cliquant ici.

Vous trouverez ci-dessous la réponse du Ministère de l’Education Nationale :

« Ainsi que le souligne la loi n° 2013-595 du 8 juillet 2013 d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République, l’apprentissage des langues vivantes constitue un moyen privilégié d’ouvrir chaque élève sur l’Europe et sur le monde. L’école doit favoriser l’intégration des futurs citoyens français dans l’espace politique de l’Union européenne et rendre possible la mobilité professionnelle dans l’espace économique européen.

A ce titre, la France promeut les initiatives visant à développer un esprit européen et un sentiment d’appartenance partagé à la communauté politique que constitue l’Union européenne. La loi de refondation prévoit notamment qu’en complément des enseignements de langue qui leur sont dispensés, les « élèves peuvent bénéficier d’une initiation à la diversité linguistique. Les langues parlées au sein des familles peuvent être utilisées à cette fin ».

En outre-mer, des mesures spécifiques sont ainsi prises pour favoriser une meilleure maîtrise linguistique du français oral et écrit, qui constitue l’un des objectifs majeurs fixés par la Nation à son école, et l’un des grands domaines de compétence du socle commun de connaissances, de compétences et de culture. Ces mesures visent à s’appuyer sur toutes les ressources linguistiques des élèves, sur leur environnement et sa richesse culturelle. La loi de refondation indique, en son article 46, que « dans les académies d’outre-mer, des approches pédagogiques spécifiques sont prévues dans l’enseignement de la langue orale ou écrite et de la lecture au profit des élèves issus de milieux principalement créolophone ou amérindien ». Des dispositifs opérationnels visent ainsi à favoriser le passage d’une langue maternelle reconnue vers la maîtrise du français, comme le prévoit également le schéma d’accompagnement à la valorisation de l’enseignement des langues d’origine dans les régions et territoires d’outre-mer, mis en oeuvre depuis janvier 2012. Par exemple, le dispositif des intervenants en langue maternelle (ILM), mis en oeuvre dans l’académie de Guyane, propose que des personnels interviennent dès l’école maternelle, en milieu monolingue non francophone, auprès d’enfants qui ne sont pas familiers de la langue française. Lire la suite

Débat parlementaire sur les classes bilangues

Jeudi 11 Juin 2015 a été examinée à l’Assemblée Nationale la proposition de résolution de M. Bernard Accoyer, visant au maintien des classes bilangues pour l’apprentissage de l’allemand. Le groupe « Les républicains » a souhaité utilisé « sa niche » pour tenter de prolonger les débats sur la réforme du collège portée par la ministre Najat Vallaud Belkacem par voie réglementaire.

Vous connaissez mon engagement pour le bilinguisme et le multilinguisme. Cela constitue l’un des points essentiels de mon projet de circonscription et comme je l’ai encore rappelé au Gouvernement par le biais d’une question orale sans débat, le bilinguisme m’apparaît comme une solution indispensable pour améliorer notre système éducatif en France comme à l’étranger.

Pour autant, j’ai choisi de ne pas apporter mon soutien à cette résolution proposée par l’opposition. Elle risquait de déstabiliser la mise en œuvre de la réforme des collèges en colportant une certaine désinformation sur la formation aux langues étrangères dans notre pays.

En effet, contrairement à ce que l’on a pu entendre, les classes bi-langues de continuité sont maintenues.

Le Gouvernement va tenter au contraire de mieux organiser la diversité linguistique pendant toute la scolarité. La réforme permettra aux élèves de commencer la 1ère langue vivante dès le CP et tous les élèves pourront commencer l’apprentissage de leur deuxième langue vivante en classe de 5ème. Ce seront 54 heures supplémentaires en langue vivante 2 sur l’ensemble de la scolarité au collège pour tous les élèves. Les élèves qui étudient une autre langue vivante que l’anglais à l’école élémentaire pourront poursuivre l’apprentissage de cette langue en même temps que l’enseignement de l’anglais dès la classe de 6ème.

Lorsque l’allemand sera enseigné dès le CP, les élèves débuteront alors l’apprentissage de la deuxième langue vivante en sixième. C’est cela qu’on appelle les classes bilangues de continuité, qui sont bel et bien maintenues.

Ce auquel se réfère le groupe Les Républicains avec cette proposition de résolution s’apparente aux classes bilangues dites de « contournement. Ces classes seront supprimées pour permettre la réallocation des moyens consacrés sur l’ensemble des élèves.

Comme le disait ma collègue Barbara Pompili sur le perchoir de l’Assemblée Nationale « avec cette réforme, l’excellence et la réussite ne seront donc plus réservées à ceux qui prennent ces options et choisissent ces classes : la réussite et l’excellence concerneront enfin, réellement, chaque collégien ! »

Permettre à tous les collégiens de réussir leur scolarité, c’est véritablement l’objectif de cette réforme du Collège dont je souhaiterais vous rappeler les points essentiels :

Tout d’abord, la réforme permettra dès 2016 un accompagnement personnalisé pour tous les élèves. Cet accompagnement est la clef de la réussite : la preuve en a été faite notamment avec le système finlandais, l’un des meilleurs au monde, qui garantit à tous les étudiants une assistance privilégiée et personnelle du professeur à tous ses élèves. De plus, les classes seront divisées en plusieurs petits groupes pour permettre à tous les élèves de s’exprimer, condition de leur épanouissement personnel. La réforme du collège instaure 60 heures pour le travail en groupe à effectifs réduits avec 4000 postes d’enseignants créés pour accompagner ce travail en petits groupes.