Mon intervention lors de l’audition de M. Philippe Knoche, directeur général d’AREVA

Le mardi 24 mars dernier, je suis intervenu en commission des finances lors de l’audition de M. Philippe Knoche, directeur général d’AREVA.

Vous trouverez ci-dessous la retranscription intégrale de mon intervention :

M. Christophe Premat: Député des Français résidant en Europe du Nord, notamment en Finlande, je souhaite compléter la question de mon collègue. L’année dernière, Areva avait annoncé que le réacteur nucléaire de nouvelle génération qu’elle avait construit à Olkiluoto devait entrer en service en 2018, avec plusieurs années de retard. Désormais, la fin de la construction de la centrale – qui signe le début de la phase des essais – est prévue pour la mi-2016. Le montant de la perte prévisible sur ce contrat reste inchangé, à 3,9 milliards d’euros. La facture a explosé pendant qu’Areva et son partenaire allemand Siemens refusaient de donner une date de mise en service, malgré l’insistance du client finlandais – le producteur d’électricité TVO – pour obtenir un calendrier fiable. Un litige en cours oppose Areva et TVO à la Chambre de commerce internationale à Paris, les demandes mutuelles de dédommagement s’élevant à plusieurs milliards d’euros. Les conséquences de ce litige peuvent-elles modifier la stratégie initiale du groupe ?

Avec la France et la Grande-Bretagne, la Finlande fait partie des rares pays qui continuent à investir dans cette technologie ; or, les retards accumulés par Areva dans la construction de l’EPR et la stagnation de la consommation électrique, qui subit l’impact de la crise économique, engendrent des contretemps dans le développement du parc nucléaire. L’investissement initial représentant environ 80 % du coût de l’électricité produite, il faut préserver la compétitivité du nouveau nucléaire et éviter les dérapages passés. Pourquoi de tels retards et de tels coûts dans la construction de l’EPR à Olkiluoto ? L’augmentation des coûts de l’électricité – dont pâtiront les consommateurs finlandais – rendra-t-elle ce projet économiquement rentable ?

Pour retrouver l’intégralité de l’audition de M. Philippe Knoche, cliquez ici.

Projet de loi sur la transition énergétique pour la croissance verte

eoliennesL’Assemblée Nationale a adopté le texte en première lecture le 14 Octobre 2014. Celui-ci devra maintenant être examiné par les Sénateurs avant d’être définitivement adopté et promulgué dans le Journal Officiel dans le courant du premier semestre 2015.

Avec ce texte, la France réconcilie l’écologie, la croissance et le social : 100 000 emplois non délocalisables sont attendus dans les métiers de la croissance verte.

La France s’est donné des objectifs ambitieux au niveau national mais aussi international en matière de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre. Un an avant la conférence de Paris sur le climat (prévue fin 2015), la France compte devenir l’un des pays les plus avancés en matière d’excellence environnementale.

Ce texte bénéficiera à tous : citoyens (dans leur vie de tous les jours), entreprises (améliorer et simplifier les normes environnementales) et territoires (de plus en plus associés aux projets).

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