Réponse à ma question écrite sur l’avenir du lac Tchad

Retrouvez l’intégralité de ma question écrite et la réponse du gouvernement ici.

En février dernier, j’attirais l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur l’avenir du lac Tchad qui risque de disparaître à l’horizon 2020 si aucune action internationale d’envergure n’est entreprise.

Texte de la réponse

Les Etats riverains du lac Tchad interpellent depuis plusieurs années la communauté internationale sur les enjeux liés à une éventuelle disparition du lac Tchad, accentué par le dérèglement climatique. Pour y remédier, ils proposent de transférer des quantités importantes d’eau à partir de l’Oubangui et de réaménager le Chari qui alimente actuellement le lac. L’expertise collégiale nord/sud, pilotée par l’Institut de recherche pour le développement, sur financement du Fonds français pour l’environnement mondial, a démontré que les services écosystémiques dans le bassin du lac sont plus diversifiés dans la configuration actuelle dite « Petit lac Tchad », avec crues régulières et que la priorité doit être donnée à un développement durable concerté. Compte tenu des multiples enjeux liés à ce transfert (coût, impacts écologiques) et des incertitudes scientifiques persistantes sur l’évolution du régime hydrographique du lac, des réserves sont portées sur ce projet. Le transfert des eaux n’aurait pas non plus nécessairement les effets escomptés. Compte tenu de ces éléments et conformément à l’engagement du Président de la République lors du sommet des chefs d’Etats « défis climatique et solutions africaines », la France entend poursuivre son engagement au côté des pays du bassin du lac pour valoriser tout le potentiel du lac et faire de cette zone un espace sécurisé, de vie et d’emploi, rendant un maximum de services écosystémiques. Pour ce faire, la France

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Approfondir la relation Franco-Britannique de défense : réponse du ministère de la Défense

Le préambule du traité de coopération en matière de défense et de sécurité, conclu entre la République française et le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord dans le cadre des « accords de Lancaster House » du 2 novembre 2010(1), rappelle que les politiques étrangères et de défense françaises et britanniques « reposent sur des intérêts, des valeurs et des responsabilités communs » qui se sont principalement forgés au cours des deux Guerres mondiales. A cet égard, et comme le souligne l’honorable parlementaire, l’année 2014 demeurera une année exceptionnelle marquée par les commémorations, d’une part, des débarquements alliés de juin et août 1944 en Normandie et en Provence, au cours desquels les armées britanniques et les forces françaises libres ont combattu côte à côte, d’autre part, du déclenchement de la Première Guerre mondiale, en août 1914, et de la bataille de la Marne où 37 000 Britanniques ont combattu aux côtés des Français. L’un des objectifs du traité de coopération en matière de défense et de sécurité de novembre 2010 est de donner une réalité concrète, au XXIe siècle, à cette solidarité franco-britannique qui ne s’est jamais démentie au siècle dernier. En effet, aujourd’hui comme hier, nos pays doivent faire face à des défis de sécurité communs et, comme cela fut précisé dans la déclaration de Downing Street lors de la signature des accords de Lancaster House : « nous n’envisageons aucune situation où les intérêts vitaux de l’une de nos deux Nations pourraient être menacés, sans que ceux de l’autre le soient aussi ». Renforçant cette position commune, les conclusions du Strategic defence and security Review britannique de 2010 et du Livre blanc français sur la défense et la sécurité nationale de 2013 ont permis de mettre en évidence la convergence de nos analyses en matière de risques et de menaces. La France et le Royaume-Uni sont par ailleurs récemment intervenus, de manière conjointe, sur divers théâtres d’opération extérieurs (Afghanistan, Libye, Irak), ou ont eu l’opportunité de se soutenir (soutien des forces britanniques aux opérations françaises au Mali et en Centrafrique en matière de transports stratégiques et de capacités de surveillance et de reconnaissance). Le développement de la coopération militaire entre nos pays s’articule aujourd’hui autour de trois axes : la mise en place d’une force expéditionnaire commune, la multiplication des exercices d’entraînement interarmées bilatéraux et la tenue de consultations stratégiques, opérationnelles et politiques. Ainsi, la France et le Royaume-Uni ont décidé de se doter, à partir de 2016, d’une force expéditionnaire commune interarmées « Combined Joint Expeditionary Force » (CJEF), capable d’être déployée sur les théâtres d’opérations menées sous l’égide des Nations unies, de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord ou de la politique de sécurité et de défense commune de l’Union européenne, au sein d’une coalition ou dans un cadre bilatéral. La CJEF mobilise de larges périmètres de compétences (coopération entre armées, doctrine, systèmes d’information et de communication, échanges d’officiers, architecture de commandement, mutualisation capacitaire). Les services de renseignement militaire (la direction du renseignement militaire et la Defence intelligence) coopèrent également dans ce cadre. Par ailleurs, les exercices militaires réalisés conjointement par nos deux pays traduisent d’ores et déjà les progrès accomplis dans notre capacité de projection de force commune interarmées : depuis plusieurs années, la France et le Royaume-Uni ont entrepris d’accroître et de tester l’interopérabilité de leurs composantes militaires aérienne et navale, comme en témoignent les exercices « Corsican Lion » et « Joint Warrior », menés respectivement en 2012 et 2013, et de faire évoluer leurs concepts d’emploi. L’année 2014 a permis de franchir une nouvelle étape avec l’exercice « Rochambeau » qui a mis en valeur les progrès réalisés au sein de la composante militaire terrestre. En abordant la phase d’entraînement interarmées, les exercices de niveau stratégique « Crisis Contingency Team », d’état-major « Griffin Rise » et de déploiement des forces « Griffin Strike », prévus en 2015 pour les deux premiers, et en 2016 pour le troisième, permettront alors de valider le concept de projection de force commune interarmées, prévu par les accords de Lancaster House. Enfin, des consultations franco-britanniques se tiennent désormais régulièrement, tant à l’échelon opérationnel que décisionnel, avec l’objectif de permettre à nos deux pays de rapprocher leurs analyses stratégiques sur les zones de crise, d’identifier de nouvelles opportunités de coopérations, notamment en Afrique (bande sahélo-saharienne), et de mutualiser leurs moyens dans la lutte contre le terrorisme, les trafics d’armes et de drogue. A cet égard, le sommet franco-britannique de Brize Norton du 31 janvier 2014, dans le cadre duquel le ministre français de la défense et son homologue britannique ont conclu différents accords permettant l’engagement immédiat d’importants programmes de défense conduits en coopération, a confirmé cette volonté des deux pays de mutualiser des projets militaires. (1) Accords regroupant le traité relatif à des installations radiographiques et hydrodynamiques communes et le traité de coopération en matière de défense et de sécurité.

Retrouvez la question écrite initiale sur le site de l’Assemblée Nationale.

Enseignement de l’arabe en France.

J’ai posé une question écrite concernant l’enseignement de l’arabe en France. Retrouvez ma question sur le site de l’Assemblée Nationale.

M. Christophe Premat alerte M. le ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur le faible nombre d’enseignants d’arabe dans notre pays et sur les conséquences de la fermeture du CAPES d’arabe. Le nombre d’enseignants d’arabe est passé de 218 en 2010-2011 à 197 en 2012-2013 et à 187 aujourd’hui, en raison de la faiblesse des recrutements aux concours (2 postes à l’agrégation et fermeture du CAPES cette année) et des départs à la retraite d’enseignants très souvent TZR – dont le renouvellement n’est pas clairement comptabilisé. On a donc assisté à une baisse d’environ 14 % en quatre ans. Les élèves dans la même période sont passés de plus de 7 000 à plus de 9 000, ce qui correspond à une augmentation de 28 %. On estime à 50 000 le nombre d’élèves dans le primaire suivant des cours d’arabe. De plus le salon Expolangues de 2011 avait affirmé la nécessité de renforcer l’enseignement de cette langue internationale afin de créer davantage de liens dans la zone euroméditerranéenne. Il aimerait savoir s’il compte lutter contre ce déclin et proposer davantage de perspectives à l’enseignement de l’arabe dans notre pays.