UE: pas d’accord unanime sur la répartition des 120.000 réfugiés

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« Les 28 Etats membres de l’UE, réunis lundi à Bruxelles, ne sont pas parvenus à un accord unanime sur la répartition de 120.000 réfugiés supplémentaires pour faire face à l’afflux de demandeurs d’asile, a indiqué lundi soir la présidence luxembourgeoise.

« Une grande majorité d’Etats se sont engagés sur le principe d’une relocalisation (des 120.000 réfugiés), mais tout le monde n’est pas pour l’instant à bord », a reconnu le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères Jean Asselborn, qui a présidé un conseil extraordinaire des ministres de l’Intérieur de l’UE.

« Nous n’avons pas eu l’accord que nous voulions » sur ce point, a admis de son côté le commissaire à l’Immigration, Dimitris Avramopoulos, lors d’une conférence de presse commune, à l’issue de débats qu’il a qualifiés de parfois « enflammés » entre Etats.

Les participants ont, comme prévu, validé lundi la décision de se répartir l’accueil de quelque 40.000 réfugiés en deux ans, conformément à ce qu’ils avaient convenu fin juillet (même s’ils n’ont pour l’heure fixé la destination précise dans l’UE que de quelque 32.000 personnes).

Mais ils ont échoué à dégager un consensus sur une nouvelle proposition de la Commission européenne qui leur avait demandé la semaine dernière de « relocaliser » 120.000 réfugiés de plus, se trouvant actuellement en Italie, en Grèce et en Hongrie, avec des quotas contraignants.

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Lutte contre l’exclusion – migrants

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« L’Histoire nous impose parfois d’étranges parallèles. En décembre 1940, le directeur général de la sûreté nationale du régime de Vichy demande au préfet que les étrangers « indésirables » soient rassemblés notamment à Rivesaltes, à proximité de Perpignan, dans les Pyrénées-Orientales. Peu de nos concitoyens connaissent ces lieux qui racontent un pan entier de l’histoire du 20e siècle. Le « camp militaire Joffre de Rivesaltes » fut successivement « Centre d’Hébergement » pour les Républicains espagnols, pour les Juifs étrangers et pour les Tsiganes, « Centre inter-régional de rassemblement des Israélites » et, plus tard, « Camp de regroupement des Harkis et de leurs familles » en vue de leur reclassement. 

Près de 75 ans après, le Mémorial du camp de Rivesaltes nous invite à regarder l’exode des réfugiés en face. L’enjeu n’est pas tant de savoir si la photo d’un enfant mort, si terrible soit-elle, suffit à influencer l’opinion publique. Pour nous tous, citoyens français et européens, il s’agit plutôt de dépasser nos peurs. Toute notre histoire démontre que la France sait tendre la main, accueillir, intégrer. N’ayons pas peur. Il est temps de vivre nos valeurs républicaines: la fraternité et la solidarité.

Fidèle à ces principes, le Président de la République a annoncé officiellement que la France accueillerait des réfugiés. Parce que ce sont des milliers de familles -enfants, femmes, hommes- qui fuient la guerre et la mort. Pour certains, notre pays n’aurait plus les moyens de faire face. Mais que pèsent 24.000 réfugiés dans une population de 65 millions d’habitants? Ceux qui doutent ont la mémoire courte. Leur amnésie questionne même notre Histoire. Fallait-il donc fermer nos frontières aux Républicains espagnols, aux Harkis, aux rapatriés d’Algérie? Depuis un mois, je tiens ces propos. En public. A l’occasion de plusieurs réunions, des citoyens de tous âges sont venus me témoigner leur envie d’accueillir des réfugiés. « Angélisme »? Non. Générosité et sincérité. La France est une terre de solidarité et de mémoire vivante. N’ayez pas peur. 

Le 16 octobre prochain, le Premier Ministre viendra inaugurer le Mémorial du camp de Rivesaltes au nom de la France. J’invite ceux qui se nourrissent de doutes et de déclin à participer à cette inauguration. Ils pourront y faire une cure de civisme. Un geste salutaire pour l’honneur de la République » (S. Neuville, 11/09/15).

Choisir la migration économique ou la solution européenne ?

« Free movement for those who have jobs », est-ce la bonne solution?

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La crise des migrants occupe les médias depuis plus d’un mois en France. Au Royaume-Uni, cela fait bientôt deux mois que la crise de Calais agite les responsables politiques et l’opinion publique, laissant libre cours à un discours réellement anti-européen. Au-delà des provocations habituelles et des notes d’humour, la crise des migrants va bien au-delà d’une régulation franco-britannique, il s’agit d’un problème européen. Seule une régulation européenne efficace permettra de trouver des solutions justes et adaptées.

La ministre de l’Intérieur britannique Theresa May, qui a rencontré à plusieurs reprises son homologue français Bernard Cazeneuve pour évoquer les conditions d’un accord solide réaménageant les principes de l’accord bilatéral du Touquet de 2003, a déclaré qu’il fallait accueillir les migrants ayant un travail. En d’autres termes « free movement for those who have jobs ». Elle a bien évidemment étayé son argumentation en rappelant que nous devions revoir les principes de Schenghen pour pouvoir mieux réguler les flux migratoires et éviter ces drames de migrants.

Les accords de Schenghen ont permis l’abolition des contrôles frontaliers pour les États signataires, ces accords ont été par la suite consacrés par le traité d’Amsterdam de 1999. Avec leur concrétisation, c’est la liberté de mouvement en tant que droit européen fondamental qui se trouvait réaffirmée. Vouloir sélectionner les migrants en fonction de leur capacité économique (obtention d’un emploi) est une fausse piste illustrant la méconnaissance ou le mépris du projet européen.

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6 ème Conférence de presse de François Hollande

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Voici les principales déclarations de François Hollande lors de sa 6e conférence de presse:

REFUGIES:

La France va accueillir 24.000 réfugiés sur les deux prochaines années, a annoncé le président, qui entend faire des choix « qui compteront le moment venu pour le jugement de l’Histoire ». M. Hollande a chiffré à 60.000 le nombre de demandeurs d’asile en France en 2015. Il s’est aussi dit prêt à accueillir « plusieurs centaines voire un millier » d’immigrés tout juste arrivés en Allemagne en provenance de Hongrie.

Selon lui, la crise des réfugiés, est « dramatique, elle est grave », mais « elle peut être maîtrisée et elle le sera ».

La France va proposer d’organiser une conférence internationale sur le sort des réfugiés et déplacés dans le monde à Paris.

Il a plaidé pour des centres dans les pays d’origine ou de transit pour éviter une « crise humanitaire gigantesque » et averti que sans politique d’ensemble, le mécanisme de répartition « explosera » et ce sera « la fin de Schengen ».

En France, un débat au Parlement sur les réfugiés sera organisé « dans les jours qui viennent ».

M. Hollande se rendra au Liban après l’Assemblée générale de l’ONU et visitera un « camp de réfugiés ».

Également, cet après-midi Bernard Cazeneuve a déclaré que la France accueillera en urgence un millier de réfugiés syriens, irakiens et érythréens dont la demande d’asile auprès de l’OFPRA leur sera proposé ainsi que des offres de logement pourront leur être proposés.

David Cameron a également déclaré aujourd’hui l’accueil de 20000 syriens au Royaume-Uni.

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