SANTÉ – RAPPORT OBSERVATOIRE DU SUICIDE

Chargé de contribuer à une meilleure connaissance sur le suicide afin de mieux le prévenir, l’Observatoire national du suicide a remis mardi 2 décembre son premier rapport annuel à Marisol Touraine, également Présidente de l’Observatoire. Résolument engagée en faveur de la prévention du suicide, Marisol Touraine a installé cet Observatoire en septembre 2013 pour donner les moyens aux pouvoirs publics d’agir le plus en amont possible et de prévenir le suicide, avec  l’ensemble des acteurs concernés. Le suicide constitue un enjeu majeur de santé publique : le rapport de l’Observatoire rappelle que plus de 11 000 personnes décèdent chaque année en France par suicide (le suicide est la cause d’un décès sur cinquante) et que près de 200 000 personnes sont prises en charge chaque année par les urgences hospitalières après une tentative de suicide. Le rapport met en évidence des inégalités sociales très marquées : les agriculteurs exploitants sont deux à trois fois plus touchés par le suicide que les cadres ; le suicide touche davantage les ouvriers que les cadres. Les personnes sans activité salariée sont les plus touchées. A l’occasion de la remise de ce rapport, Marisol Touraine a salué la qualité du travail effectué qui constitue un premier état des lieux des connaissances sur le suicide et les tentatives de suicide et comporte des premières recommandations. La ministre a annoncé qu’elle souhaitait que ces recommandations permettent l’élaboration d’un nouveau programme national d’actions contre le suicide. Ce programme comportera des mesures en direction des personnes âgées, comme le prévoit le rapport annexé au projet de loi relatif à l’adaptation de la société au vieillissement. Il s’appuiera sur l’évaluation du précédent programme arrivé à échéance, dont le Haut conseil de la santé publique a été saisi. Enfin, un appel à recherche sera lancé début 2015 afin d’améliorer les connaissances sur le suicide et ainsi orienter les actions de santé publique, sur la base de priorités identifiées dans le cadre des travaux de l’observatoire.

Ma question écrite à Marisol Touraine sur la fabrication de prothèses dentaires par les cabinets dentaires

M. Christophe Premat alerte Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur les dérives dichotomiques d’une profession médicale qui ne peut avoir un intérêt financier dans la prescription. Sous l’incitation des fabricants industriels, des chirurgiens-dentistes commencent à investir dans des machines CFAO en lieu et place des prothésistes dentaires, leur permettant de fabriquer pour eux-mêmes, dans leurs cabinets dentaires les prothèses dentaires qu’ils prescrivent. L’acquisition de tel matériel CFAO dont les premiers prix commencent à 120 000 euros est une incitation à effectuer des actes abusifs afin de rentabiliser cet investissement. En effet, il est difficile de croire qu’un tel investissement, représentant à lui seul le coût global d’un cabinet dentaire classique (matériels et agencements) puisse n’être utilisé que pour moins d’une dizaine de cas par mois. En outre, aucune des études réalisées ne permet d’affirmer que la CFAO en cabinet dentaire puisse faire baisser le prix des prothèses dentaires payées par les patients. Le chirurgien-dentiste ne peut opposer le titre de prothésiste dentaire, celui-ci ne disposant pas d’un diplôme nécessaire à l’exercice de cette profession. Comment peut-on autoriser à fabriquer pour soi-même, un dispositif médical sur mesure que l’on se prescrit, et le facturer à son propre patient sans faire acte de commerce. Comment peut-on concilier dans ce cas l’obligation de résultat du prothésiste dentaire, alors que les chirurgiens-dentistes n’ont qu’une obligation de moyen (jurisprudence). En outre l’acquisition de telles machines à usage commercial créera à terme la disparition d’emplois et la fermeture de nombreux laboratoires de prothèses dentaires, déjà touchés par plus de 30 % d’importations de prothèses dentaires hors UE, dont les seuls bénéficiaires sont déjà les cabinets dentaires. Il aimerait avoir son avis sur l’interdiction pour les cabinets dentaires de pratiquer la fabrication de prothèses dentaires.

Retrouvez ma question écrite sur le site de l’Assemblée Nationale.

La lutte contre le virus Ebola: une priorité de la France

Le président de la République s’est entretenu ce vendredi avec le Président du Mali, Ibrahim Boubacar Keita. Outre le processus politique et sécuritaire au Mali, les deux présidents ont également évoqué la situation sanitaire liée au virus d’Ebola qui touche aujourd’hui deux structures hospitalières de Bamako– le chef de l’Etat a renouvelé au Président malien tout son soutien.
 
Annick Girardin a pour sa part inauguré en Guinée le centre de traitement contre Ebola que la France s’était engagée à ouvrir, en présence des commissaires européens Christos Stylianides, chargé de l’action humanitaire et coordonnateur européen pour Ebola, et Vytenis Andriukaitis, chargé de la santé.
 
Face à Ebola, « la France se tient aux côtés de la Guinée ». « Aucun autre pays n’est engagé comme la France en Guinée, par les financements, par le conseil, par la mobilisation […]sur le terrain » (A. Girardin, 14/11/14) :
–          Avec ce centre, la France « tient […] son engagement » : ce centre est créé à la demande de la Guinée, financé par la France à hauteur de 11 millions d’euros, et géré par la Croix-Rouge française. Il est implanté en Guinée forestière, dans la zone la plus touchée du pays ;
–          Ce centre « est le premier centre soutenu par la France en Guinée ». Mais « nous allons faire davantage, et nous avons commencé à le faire » : « pour préparer l’équipement de deuxouveaux centres de traitement » – « deux équipes de la sécurité civile française sont à pied d’œuvre » ; pour former les personnels, soignants et non soignants ; pour lutter contre le virus – « l’institut Pasteur amplifie ses activités […] avec la création d’un centre d’expertise à Conakry » (A. Girardin, 14/11/14).

Solidarité des systèmes de santé dans les pays francophones

M. Christophe Premat attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargée du développement et de la francophonie, sur la manière dont l’initiative d’Oslo pourrait être diffusée dans les pays africains touchés de plein fouet par le virus Ebola. En effet, l’initiative « Diplomatie et santé » avait été lancée par les ministres des Affaires étrangères des sept pays suivants, à New York en 2006 : France, Norvège, Brésil, Indonésie, Sénégal, Afrique du Sud et Thaïlande. En mars 2007, ces ministres avaient renouvelé leur engagement à travers la déclaration d’Oslo : « À l’heure de la mondialisation et d’une interdépendance croissante, il est impératif d’élargir le champ de la politique étrangère. Ensemble, nous faisons face à de nombreux et urgents défis qui requièrent des réponses concertées et des efforts communs. Parmi ces sujets un des plus importants est celui de la santé internationale ». Dans le groupe de travail, l’anticipation des crises sanitaires était développée avec l’idée qu’au-delà des crises, il était nécessaire de consolider les systèmes de santé de ces pays. Il aimerait savoir si la France pourrait mobiliser davantage les institutions francophones et notamment l’Organisation internationale de la francophonie sur les objectifs de cette initiative. L’OIF pourrait être un participant essentiel à une initiative centrée sur la solidarité des systèmes de santé.

Retrouvez cette question écrite sur le site de l’Assemblée Nationale.

RECHERCHE SUR EBOLA

Geneviève Fioraso a tenu à saluer vendredi 24 octobre le développement par le CEA d’un test diagnostic rapide du virus Ebola, eZYSCREENdont la phase d’industrialisation démarrera à la fin du mois. Le laboratoire Inserm de haute sécurité microbiologique P4 Jean Mérieux a accordé sa validation technique sur la souche qui sévit actuellement en Afrique de l’ouest. Ce test facilitera la chaîne sanitaire et logistique en permettant de réaliser un diagnostic en moins de 15 minutes sur le terrain, au plus près des populations touchées. Geneviève Fioraso salue la réactivité de la recherche française, qui démontre une fois encore sacapacité à se mobiliser pour répondre rapidement et efficacement à des enjeux de santé publique majeurs. Aujourd’hui, l’ensemble des organismes de recherche de l’Alliance nationale pour les sciences de la vie et de la santé (AVIESAN) se sont mobilisés pour répondre à l’urgence sanitaire mondiale d’Ebola.
C’est une question que certains d’entre vous m’ont posée lors de la permanence téléphonique tenue en Irlande en septembre dernier.