Éthique du sport, régulation et la transparence du sport professionnel : une victoire pour les Français de l’étranger

L’assemblée nationale a examiné et adopté le 14 janvier 2017 la proposition de loi visant à préserver l’éthique du sport, à renforcer la régulation et la transparence du sport professionnel. Les principaux objectifs de ce texte consistent à engager une nouvelle démarche à la fois exigeante et responsable pour offrir davantage d’attractivité pour les investisseurs et de compétitivité pour les clubs, tout en garantissant et en améliorant les règles d’éthique, de transparence et de contrôle pour accompagner au mieux le mouvement de professionnalisation du sport tout en en renforçant les nécessaires garde-fous déontologiques.

Cette proposition de loi m’a surtout donné l’occasion de défendre un amendement que j’avais déja déposé lors de l’examen du texte en commission visant à favoriser la détection de talents auprès des jeunes athlètes français vivant hors de France et à leur permettre un accès au sport de haut niveau. En effet, de nombreux talents sportifs français ou binationaux vivant hors de France, évoluant parfois au plus haut niveau dans leur pays de résidence, n’ont pas la chance de faire partie des programmes de détection mis en place par les fédérations sportives françaises.

J’ai été très heureux de voir mon amendement adopté qui permettra incontestablement de concourir à l’amélioration des programmes de sélection des talents et de répondre à l’ambition de la France d’augmenter le nombre de médailles dans les compétitions internationales.

Nous avons, avec mes collègues parlementaires représentant les Français de l’étranger et l’ensemble du groupe Français du monde, écologie et solidarité de l’Assemblée des Français de l’étranger, signé cette tribune nous félicitant de l’adoption de cet amendement qui marque la reconnaissance et la prise en compte concrète du fort potentiel que représentent les jeunes françaises et français de l’étranger.

L’intégration des jeunes espoirs français de l’étranger dans les sélections françaises

Le mercredi 27 mai dernier, nous avons examiné en commission des affaires culturelles la proposition de loi visant à protéger les sportifs de haut niveau et professionnels et à sécuriser leur situation juridique et sociale.

Lors de cette réunion de commission, je suis intervenu sur la situation des jeunes espoirs français qui vivent à l’étranger et qui ont parfois du mal à être intégrés dans les sélections françaises, au motif qu’ils ne résident pas sur le territoire national. Pourtant, ces jeunes talents français ne doivent pas être oubliés car ils participent au rayonnement de notre culture sportive dans le monde.

Voici la retranscription de mon intervention lors de l’examen du texte :

« M. Christophe Premat. Le texte que nous examinons propose de réelles avancées : rénovation du statut des sportifs de haut niveau, possibilité pour les sportifs de conclure des conventions avec les fédérations sportives, prise en compte des accidents du travail dans les pratiques à risque, reconnaissance du Comité paralympique français, mesures en faveur de la formation et de la reconversion professionnelle des sportifs de haut niveau. Le rayonnement international de la France est mentionné en son article 1er. Or de jeunes espoirs vivant à l’étranger ont du mal à être associés à des fédérations françaises, alors qu’ils veulent concourir pour la France. Ce n’est peut-être pas l’objet de cette proposition de loi que de résoudre ce problème, mais c’est une dimension à ne pas négliger dans la définition du statut des sportifs. J’avais attiré l’attention de M. le secrétaire d’État sur cette question lors de l’examen des crédits du sport à l’automne dernier. Serait-il envisageable par la suite de préciser les conditions de mobilité professionnelle des jeunes talents de haut niveau vivant à l’étranger et de faciliter leur insertion dans les fédérations françaises ? Cette question mériterait d’être abordée dans le cadre de la stratégie nationale du sport. »

J’avais interrogé M. Thierry Braillard, Secrétaire d’Etat chargé des sports, sur la situation de ces jeunes talents français dans le cadre d’une question écrite en novembre dernier. Vous pouvez retrouver cette question écrite en cliquant ici.