Dix ans après le «Non», l’Europe ne doit plus être un boulet

J’ai cosigné avec mes collègues parlementaires une tribune publiée dans Libération et intitulée « Dix ans après le « Non », l’Europe ne doit plus être un boulet« .

Retrouvez la tribune ci-dessous ou sur le site de liberation.fr.
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«Si l’Europe m’explique dans le détail comment on doit pêcher l’espadon mais qu’elle ne me dit rien sur la manière de sauver un immigrant qui se noie, cela veut dire que quelque chose ne va pas». Déclaration du Premier ministre italien en 2014. Tout est dit : quelque chose ne va pas.

Le sentiment d’appartenir à l’Europe n’est pas inné, il se construit sur du concret et pas sur des mots. Sur des politiques d’accueil de migrants et pas sur des règles de pêche à l’espadon. Et il ne peut se construire que sur l’envie de vivre ensemble ; autrement dit sur l’évidence de la solidarité. «L’Europe ne se fera pas d’un coup, ni dans une construction d’ensemble: elle se fera par des réalisations concrètes créant d’abord une solidarité de fait.» postulait Robert Schuman. En dépit des discours lors des Conseil européens, qui pourraient sérieusement défendre l’idée qu’il subsiste aujourd’hui une quelconque solidarité entre la Grèce et la Méditerranée… et la City ? Les citoyens européens ne s’y trompent pas. Les dernières élections européennes ne risquent pas de changer cet état de fait : à peine les bulletins étaient-ils dépouillés et les urnes refermées que la routine reprenait à Bruxelles.

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