Déclaration contre la règle du Bâillon Mondial

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A l’initiative du Forum Parlementaire Européen sur la Population et le Développement, j’ai signé la Déclaration contre la règle du bâillon mondial. A ce jour, plus de 300 parlementaires européens ont signé cette déclaration, dont une vingtaine de parlementaires français issus de tous bords.

La règle du bâillon mondial (en anglais “Global Gag Rule” ou “Mexico City Policy »), rétablie le 23 janvier 2017 par l’administration du président américain Donald Trump, interdit à toutes les organisations (américaines et étrangères) de recevoir de l’aide américaine dès qu’elles évoquent la question de l’avortement, orientent les femmes vers des services d’avortement sécurisé ou œuvrent en ce sens, et ce même en cas d’inceste ou de viol, même si l’avortement est autorisé dans le pays en question et même si ces activités sont financées par des fonds non américains.

L’interprétation et l’application strictes de la règle du bâillon mondial auront des conséquences partout dans le monde pour les programmes et les politiques en lien avec la santé et les droits sexuels et reproductifs mais également avec le VIH/Sida, le paludisme, le virus Zika et, plus généralement la santé mondiale. Ce sont donc des millions de femmes et de jeunes filles vivant dans les pays en développement qui vont, les premières, faire les frais de cette mesure.

De nombreux pays européens ont réagi à cette annonce en condamnant la mesure de la nouvelle administration américaine. En soutenant cette déclaration qui  sera transmise à la Maison Blanche ainsi qu’aux membres du Congrès américain, les parlementaires français ont une fois de plus prouvé leur engagement et leur mobilisation pour les droits des femmes et des jeunes filles en France, en Europe et dans le Monde.

 

101 députés et sénateurs demandent un référendum sur l’abolition des armes nucléaires

Aux côtés de cent collègues parlementaires, j’ai signé l’appel initié par l’Action des Citoyens pour le Désarmement Nucléaire (ACDN) demandant l’organisation d’un référendum sur l’abolition des armes nucléaires.

Alors que l’État modernise son arsenal nucléaire et face à l’augmentation du budget de la défense, cet appel des 101 parlementaires vise à abolir cette arme dont l’utilisation ne peut avoir d’autres effets qu’un crime contre l’humanité.

La conservation de la bombe atomique contribue grandement à la course à l’armement à laquelle se livrent certains pays. La possession de l’arme nucléaire ne peut pas se justifier par ces dangereuses dynamiques ; c’est pourquoi la France doit contribuer à un désarmement international et efficient afin d’éradiquer une arme qui ne peut être considérée comme défensive. Notre pays a d’ailleurs ratifié en 1968 le Traité de Non-Prolifération (TNP) visant à « poursuivre de bonne foi et mener à terme des négociations conduisant au désarmement nucléaire dans tous ses aspects », pourtant aujourd’hui inappliqué.

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Nous avons défendu un progrès réaliste – Tribune sur Marianne

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J’ai co-signé une tribune publiée le 21 mai dernier sur Marianne. Je vous invite à la retrouver ci-dessous.

« Députés, nous avons œuvré depuis quatre ans à concilier une meilleure efficacité de l’action publique et une plus grande égalité des opportunités. Nous avons travaillé « nos » textes de loi avec la volonté d’un progrès réaliste. Fin 2015 notre pays comptait 3,45 millions de demandeurs d’emploi. Si certains pays ont commencé à inverser la courbe du chômage ou ont un taux de chômage plus faible, c’est qu’ils ont connu un effet de rattrapage et allaient plus mal. Si d’autres pays ont créé de l’emploi, ils l’ont fait souvent en misant sur des emplois de moindre qualité à temps partiel ou sans salaire minimum.

Notre pays connaît la contrepartie de son dynamisme démographique : chez nous, si 800 000 jeunes arrivent sur le marché du travail, il y a 650 000 départs en retraite chaque année. En Allemagne, si 800 000 jeunes arrivent sur le marché du travail, il y a 900 000 départs en retraite chaque année. La comparaison relativise aussi ce qui serait notre […] »

Lire la suite sur le site de Marianne ici.

Rwanda : il faut maintenant briser le silence !

J’ai signé une tribune appelant le gouvernement français à agir pour la reconnaissance de la responsabilité de certains français dans le génocide, publiée le 4 avril dernier en parallèle des commémorations du génocide contre les Tutsis du Rwanda par l’EGAM (Mouvement antiraciste européen). Le texte est cosigné par vingt parlementaires français, onze parlementaires d’Europe et de nombreux maires et représentants d’associations politiques, de jeunesse et antiracistes européennes. Lire la suite

Cinquante nuances de bi-nationalité

J’ai récemment cosignée une tribune sur le site de Mediapart pour qu’on ait un débat raisonnable sur la binationalité. Je retiens des voeux présidentiels l’idée que « le débat est légitime » et que le Parlement pourra faire évoluer le projet de loi constitutionnelle.

La France demeure un pays à taille et population modestes. Elle n’en est pas moins une terre d’accueil depuis des siècles qui connaît ainsi les avantages de la mobilité et du métissage dans ce qu’ils apportent d’enrichissement culturel et d’ouverture au monde. C’est aussi grâce à cela qu’elle maintient sa place parmi les nations qui sont écoutées et continuent à jouer un rôle au plan international alors qu’elle peut paraître bien frêle auprès de certains pays continents dont les économies l’ont dépassée depuis longtemps. La France est également cette nation dont les savoir-faire et le savoir-être sont appréciés et les Français qui partent à la conquête du monde savent les valoriser. Ils emportent avec eux ce que l’on aime de notre ambition universelle et des valeurs qui la portent.

Retrouvez l’intégralité de la tribune sur le site de Mediapart.