Les statistiques ethniques: une autre discrimination positive inefficace

J’ai récemment écrit une tribune publiée sur le site de Globaliz Now pour réagir au comptage présumé des élèves musulmans à Béziers effectué par le Maire Robert Ménard, élu avec le soutien du FN. 

Pour lire cette tribune sur le site de Globaliz Now, cliquez ici.

« Si nous voulons vraiment changer notre société, lutter contre le racisme, ce n’est pas sur la discrimination positive ni sur le communautarisme qu’il faut compter. Seul le changement de nos imaginaires peut nous rapprocher et faire tomber nos barrières culturelles; là seulement nous pourrons dépasser l´obstacle majeur qui se cache derrière des mots comme « minorité visible », « diversité » – les « vous » et « nous » déterminés par la couleur de peau », écrivait Lilian Thuram en introduction de son ouvrage Mes étoiles noires. Les derniers rebondissements des actions de Robert Ménard à Béziers témoignent de cette volonté d’inscrire une différenciation pour expliquer un traitement différent et spécifique de certains enfants. Ce qui s’est passé à Béziers est scandaleux et inexplicable. Sous prétexte d’affronter les réalités et d’ouvrir un débat sur les statistiques ethniques, le maire Robert Ménard ne fait que contribuer à une volonté idéologique de normaliser encore un peu plus les idées du Front National.

À l’automne dernier, certains responsables politiques avaient évoqué ce débat en invoquant l’exemple américain où il serait plus aisé de proposer des politiques publiques spécifiques en connaissant davantage le tissu culturel de la population. C’est largement mépriser une tradition française défendue par le Président de la République lorsqu’il a fait enlever la référence au mot « race » de la Constitution. Nous connaissons l’exemple historique de l’État français qui avait utilisé les fichiers des Juifs pendant la Seconde Guerre Mondiale.

D’autres pays d’Europe du Nord sont vigilants quant à ce débat tels que la Suède. Il y a deux ans, la police de Malmö avait été suspectée d’avoir recours à l´usage de fichiers pour cartographier la communauté Rom de la ville. Malgré les démentis des intéressés, un jugement récent reconnaît que cette utilisation a été effective. L’existence de ce registre est la preuve d´un anti-tziganisme pour reprendre le terme suédois et avait choqué au-delà des frontières du pays.

Cette actualité a agité un certain nombre de débats car la minorité Rom est protégée en Suède. Depuis 2001, la Suède reconnaît officiellement cinq minorités nationales réunies autour de cinq langues minoritaires, le romani chib, le yiddish, le sâme, le meankielli parlé dans la région du Tornedalen et le finnois. Cette question de la discrimination est suivie de près par l´ombudsman chargé des affaires discriminatoires, l’équivalent de notre défenseur des droits. Dans une lettre datée du 11 mai qu´il a adressée aux députés, Robert Ménard proposait la chose suivante: « je vous demande donc solennellement de créer les conditions d’un débat parlementaire en déposant une proposition de loi visant à libéraliser les statistiques ethniques lorsque la connaissance de celles-ci participe de l´établissement des politiques publiques ». Sous prétexte de mieux encadrer ces populations et de favoriser une plus forte mixité sociale, il faudrait avoir recours à ces statistiques. Cette piste est erronée car elle stigmatise encore plus une population en fonction de son origine culturelle alors même que les problèmes sociaux des quartiers ont de multiples facteurs. La réduction à cette causalité première est contradictoire avec la lutte contre les discriminations et le racisme. Protégeons cet anonymat et n’ouvrons pas la boîte de Pandore des préjugés culturels, nous savons où cela peut mener.

Jérusalem-Est en danger

J’ai co-signé une tribune publié sur le site internet de Mediapart pour demander à la France et à l’Union Européenne d’agir rapidement pour protéger le statut de la ville de Jérusalem-Est face à la colonisation d’Israël.

Retrouvez cette tribune sur le site de Mediapart en cliquant ici.

A l’occasion de l’anniversaire de la résolution 252 des Nations unies sur le statut de Jérusalem, la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine, ainsi que de nombreux députés, sénateurs, anciens ambassadeurs français, responsables associatifs et universitaires, etc. dénoncent à quel point le statut de Jérusalem Est comme capitale d’un futur Etat palestinien est critique. Le gouvernement israélien a encore récemment autorisé la construction de 900 logements de colons à Jérusalem-Est. Ils demandent à la France et à l’UE de prendre des mesures pour protéger le statut de la ville.

Le 21 mai 1968 par la résolution 252, le Conseil de sécurité de l’ONU déclarait illégale l’annexion de Jérusalem-Est par l’Etat d’Israël. En ce jour commémoratif, nous condamnons l’avance constante de la colonisation, les discriminations graves et la répression envers les Palestiniens. Nous voulons aussi rappeler à leurs devoirs l’Union européenne et la France, garants du droit international.
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Francophonie: soyons plus ambitieux!

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Retrouvez ci-après la tribune coécrite par Pouria Amirshahi, Député des Français de l’Étranger (9ème circonscription) et moi-même:

À n’en pas douter, l’inlassable détermination des militants de la francophonie commence à produire ses effets : une prise de conscience est en train de s’opérer sur la fragilité en même temps que sur le potentiel de la langue française. Celle-ci est moderne et tout aussi sollicitée que l’arabe, l’espagnol ou le portugais autour desquels des pôles de puissance et de coopération se sont d’ores et déjà formés. Mais les francophones sont en retard d’une stratégie, faute de vision entraînante, et les élites françaises ne sont pas toujours les plus actives.

Il y a en effet quelque chose d’incompréhensible à discourir sur la défense de langue françaisedans le monde et à étaler chez soi des slogans en « franglais » – voire en anglais tout court – dans un spot publicitaire ou des démarches commerciales. La dernière période des soldes a vu fleurir les « My Winter Sale » et autres formules ridicules, aux côtés des enseignes permanentes, et donc plus dangereuses encore, telles « Carrefour City », « Daily Monop’ ». Incroyable encore, l’attitude de certains responsables français de premier plan : ainsi le commissaire européen Pierre Moscovici qui adresse au ministre Michel Sapin une lettre entièrement en anglais, ou encore Valérie Pécresse, Louis Schweitzer, Christine Lagarde, Christophe de Margerie, Jean-Claude Trichet et bien d’autres qui ont souvent choisi de parler anglais devant des auditoires pourtant équipés de traducteurs et d’interprètes!

Inutile pourtant, comme le voudraient certains nostalgiques, de rejouer la guéguerre de Waterloo car là n’est pas le propos. Ce qu’il convient de faire c’est de donner corps à une politique publique résolue en faveur de la langue mais aussi autour d’elle. Tout en valorisant le multilinguisme et l’apprentissage des langues dès l’école primaire (et non pas du seul anglais comme c’est catastrophiquement le cas), nous devons améliorer les dispositifs de soutien à la diversité culturelle, notamment en rendant effectif les quotas de musiques francophones à la radio. Dans le même esprit, faisons la promotion de toutes les littératures francophones en sortant les écrivains non Français de l’approche exotique sous laquelle on les étudie encore afin de les introduire totalement dans le cadre scolaire et de cultiver un sentiment d’appartenance, un imaginaire francophones. Camus certes, mais aussi Maalouf, au même titre et au même rang ! Cette nouvelle approche pédagogique peut constituer une véritable révolution dans une France qui doute et qui voit naître des crispations identitaires meurtières…

L’espace francophone international, fort quant à lui de 270 millions de locuteurs, bénéficie d’un potentiel de cohésion fondé, comme le proposaient les plus visionnaires des architectes de la construction européenne, par des réalisations concrètes créant d’abord une solidarité de fait. Il est temps que les francophones du monde opèrent une prise de conscience de l’atout inestimable qu’est le partage d’une même langue par des peuples d’Afrique, d’Europe et d’Amérique (Québec). Si nous nous en donnons les moyens, nous pouvons changer le paysage francophone, par la mise en place d’une politique de coopération renforcée autour, dans un premier temps, d’un noyau resserré de pays. Autrement dit : une nouvelle alliance – y compris économique – de nations, qui oeuvrent en une ou deux générations à la convergence de leurs contenus éducatifs, scientifiques, économiques et culturels et facilitent la de tous les acteurs francophones. Il s’agit par exemple de valoriser les co-diplomations, de mettre en place des plateformes d’échanges entre professionnels et, pourquoi pas, à terme, d’instaurer un Erasmus et un visa francophones.

La solidarité francophone est essentielle dans cette mobilisation, par exemple en apportant une aide conséquente auprès des systèmes scolaires en péril – on peut penser au Niger où, à défaut d’un système scolaire fiable, l’école publique se fait doubler par les madrasas wahhabites…La France quant à elle peut inscrire ses institutions de rayonnement culturel au service de la francophonie. On pourrait alors imaginer à terme la transformation des instituts français en instituts francophones, réforme qui serait également applicable aux lycées français… gérés, un peu dans l’esprit multilatéral de TV5 Monde ou dans la démarche franco-allemande d’Arte, par plusieurs pays parties prenantes.

Le monde francophone ne manque plus que d’une volonté politique affirmée et de moyens conséquents, au-delà des bons discours de Dakar de 2014 venus effacer celui de 2007…. Pour faire de la francophonie une priorité politique, dans un esprit de réciprocité et de coopérations, affichons dès maintenant nos ambitions avec comme cap le prochain sommet de l’OIF à Madagascar en 2016.

Retrouvez également cet article dans le numéro 936 de Marianne (27 mars au 2 avril 2015)

Tribune : La France doit reconnaître l’Etat de Palestine

J’ai cosigné hier une tribune sur la reconnaissance de l’État palestinien par la France pour que les processus de négociation avancent au Moyen-Orient. La Suède vient de le faire et le parlement britannique a voté une résolution en ce sens. Il me semble important d’établir les conditions d’un échange officiel plus fort entre les deux territoires pour que la paix et la sécurité aient une chance de voir le jour.
La négociation d’égal à égal facilitera les choses, j’en suis convaincu. Toutes les autres initiatives pour créer les conditions d’une paix durable ont échoué, je pense notamment à Micheline Calmy-Rey, l’ancienne présidente de la Confédération helvétique, qui avait rassemblé des acteurs israéliens et palestiniens en Suisse en 2003 pour imaginer les contours d´une cohabitation inédite entre ces deux peuples.
Vous trouverez cette tribune publié sur Libération ci-dessous:

La France a une voix qui résonne sur la scène internationale. S’engager dans la reconnaissance de l’Etat Palestinien, ce serait poursuivre et accroître le mouvement international qui compte déjà 135 pays. En Europe, le 13 octobre, le Parlement britannique a voté une motion en faveur de cette reconnaissance. Plus important encore, il y a quelques jours, le gouvernement de la Suède a reconnu officiellement la Palestine comme Etat. Demain, d’autres pays de l’Union européenne emprunteront ce chemin. La France, patrie des droits de l’homme, se doit d’être un acteur majeur d’une résolution politique de ce conflit. Aujourd’hui, sa voix doit être encore plus forte.

L’été dernier, nous avons assisté impuissants à une nouvelle escalade de violences dans la région du Proche-Orient dont l’horreur et les conséquences sur les populations civiles étaient intolérables. Aujourd’hui encore, la tension est forte à Jérusalem-Est. Vingt et un an après les accords d’Oslo, le processus de paix est au point mort. Aucune avancée significative n’a été réalisée, parce que le rapport de force entre les deux parties est trop inégal. Le jour approche où le processus de colonisation rendra irréversible tout processus de paix. Nous sommes donc aujourd’hui convaincus qu’une paix juste et durable dans la région ne sera possible que par une solution négociée entre deux Etats indépendants. La France doit tenir des positions justes, et constater que les critères de droit international pour une reconnaissance de l’Etat de Palestine sont remplis.

Sans délai, le gouvernement français doit œuvrer en faveur d’un Etat de Palestine indépendant, démocratique, contigu et souverain, vivant dans la paix et la sécurité aux côtés d’Israël, sur la base des frontières de 1967 : deux Etats reconnus par l’ONU, avec Jérusalem comme capitale des deux Etats.

Par cette déclaration symbolique, la France choisirait le seul camp qui vaille, celui de la paix, de la justice et du droit international. Cette reconnaissance permettra à la Palestine d’avoir plus de poids dans ses discussions avec l’Etat d’Israël. Cela donnera également la possibilité aux Palestiniens d’accéder à un certain nombre d’instances internationales et pourra permettre la reconnaissance pleine et entière de la Palestine à l’ONU.

L’existence d’un Etat palestinien, fondé sur le respect du droit international et le refus de la violence, constitue la seule garantie durable pour la sécurité du territoire israélien et de sa population.

Aujourd’hui, nous, parlementaires, soutenons toutes les initiatives à l’Assemblée nationale, au Sénat et du gouvernement, en faveur du vote d’une résolution reconnaissant la Palestine comme un Etat. Nous appelons le gouvernement de la France à reconnaître la Palestine.

Signataires :

Sylviane ALAUX, députée des Pyrénées-Atlantiques

Pouria AMIRSHAHI, député des Français de l’étranger

Christian ASSAF, député de l’Hérault

Alexis BACHELAY, député des Hauts-de-Seine

Nicolas BAYS, député du Pas-de-Calais

Kheira BOUZIANE-LAROUSSI, députée de Côte-d’Or

Jean-Patrick GILLE, député d’Indre-et-Loire

Razzy HAMMADI, député de Seine-Saint-Denis

Benoit HAMON, député des Yvelines, ancien ministre

Bariza KHIARI, sénatrice de Paris

Chaynesse KHIROUNI, députée de Meurthe-et-Moselle

François LAMY, député de l’Essonne, ancien ministre

Arnaud LEROY, député des Français de l’étranger

Michel MENARD, député de Loire-Atlantique

Christophe PREMAT, député des Français de l’étranger

Gilbert ROGER, sénateur de Seine-Saint-Denis

Jean-Michel VILLAUME, député de Haute-Saône

 

Accompagner la mobilité des Français à l’étranger, assurer l’avenir de la France

Tribune dans Libération par Christophe Premat, Philip Cordery et Pouria Amirshahi Députés des Français de l’étranger et membres de la commission d’enquête sur l’exil des forces vives. 

Alors que la commission d’enquête sur l’exil des forces vives publie ses conclusions, nous refusons de considérer la mobilité internationale des Français comme un signe du déclin français. Parlementaires élus des Français de l’étranger, nous sommes les témoins privilégiés de l’énorme potentiel que représente la mobilité des Français au-delà de nos frontières.

Il est loin le temps où Victor Hugo était contraint de fuir l’autoritarisme sévissant dans l’hexagone pour rejoindre des contrées insulaires plus propices à ses projets humanistes. Nous observons quotidiennement l’extraordinaire diversité de parcours et de trajectoires des Français ayant choisi de s’établir en dehors de nos frontières. Loin des clichés sur les exilés fiscaux et la fuite des cerveaux, les 2,5 millions de Français résidant à l’étranger sont le symbole du dynamisme de notre pays et de sa capacité à s’exporter.

C’est pourquoi la stratégie de l’UMP de créer une commission d’enquête pour montrer que notre pays fait fuir ses talents s’avère être un échec. Au lieu de considérer ce mouvement comme un « exil des forces vives », il nous semble plus judicieux de l’aborder comme une opportunité pour renforcer le rayonnement et l’attractivité de la France. C’est tout le sens des propositions formulées par le rapporteur.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. La mobilité internationale dans les pays du Nord a augmenté de 65 % ces dix dernières années et s’est accélérée. Comparé aux citoyens de nos voisins européens, le nombre d’expatriés français est moindre. 2,9% de Français sont partis à l’étranger contre 5,2 % de la population allemande, 7,6 % des Britanniques et 6 % d’Italiens. Ce phénomène constaté d’accélération du nombre de Français qui partent n’est en réalité qu’une dynamique de rattrapage.

Le plus grand défi que la France doit relever vis-à-vis des Français à l’étranger n’est pas leur nombre mais leur accompagnement. Quotidiennement confrontés aux difficultés que rencontrent nos concitoyens établis hors de France, nous travaillons tous ensemble pour trouver des solutions. C’est en permettant à nos concitoyens de mieux vivre leur mobilité que l’économie française bénéficiera des expériences acquises par ces Français.

Chacun de nos compatriotes expatriés est un ambassadeur en puissance de notre culture et de nos intérêts économiques à l’étranger. Plusieurs études montrent qu’il existe une corrélation flagrante entre le volume d’émigration et le flux de commerce. Les investissements français à l’étranger peuvent ainsi se déployer sur de nouveaux territoires de même que les investissements étrangers en France peuvent être nourris par ces mouvements migratoires.

L’implantation des Français hors de l’hexagone génère un engouement pour l’apprentissage du français comme langue étrangère auprès des populations locales et un relais pour le développement de la Francophonie dans le monde. Il s’agit là d’un puissant vecteur de promotion de notre culture et de nos valeurs à l’extérieur de nos frontières.

L’initiative européenne lancée par François Hollande lors du Sommet européen sur l’emploi des jeunes, nous paraît essentielle pour soutenir le développement de l’Europe de la formation tout au long de la vie, de l’apprentissage et de l’alternance. Cela suppose de faciliter la validation des périodes d’apprentissage, de favoriser l’accès à des formations diplômantes à distance ainsi que de promouvoir le bilinguisme à l’intérieur et à l’extérieur de nos frontières. La démocratisation de la mobilité internationale ne pourra être mise en œuvre que par l’augmentation du nombre des bénéficiaires des bourses de mobilité. Les moyens financiers importants mis à disposition par l’initiative garantie jeunesse et le dispositif ERASMUS+ seront en mesure d’y parvenir.

A l’instar d’un pays comme le Portugal, la France doit s’équiper d’un nouvel outil pour appréhender les flux migratoires des Français. Il contribuerait à faire émerger une cartographie de ces flux migratoires et permettrait de mieux connaître ces Français de l’étranger afin de les accompagner dans leurs démarches.

L’impatriation ou le retour des Français dans notre pays doit être facilité, quand cela correspond à leur souhait. La mobilité internationale doit être valorisée que ce soit dans les études, l’entreprise ou l’administration. Ce retour facilité en France passe aussi par la simplification des procédures administratives que ce soit pour les inscriptions à l’école, à la sécurité sociale ou à la mairie. Les droits sociaux acquis dans d’autres pays devraient pouvoir être transférables que ce soit en matière de formation, de chômage et de retraite.

La mobilité est un atout dans le monde globalisé que nous connaissons. Au lieu de la craindre, il nous faut la préparer, l’accompagner et faciliter le retour de nos concitoyens en France qui le désirent.

Autres signataires : Arnaud Leroy Député des Français de l’étranger, Pierre-Yves Le Borgn’ Député des Français de l’étranger, Hélène Conway-Mouret Sénatrice et ancienne ministre des Français de l’étranger Claudine Lepage Sénatrice des Français de l’étranger Richard Yung Sénateur des Français de l’étranger Jean-Yves Leconte Sénateur des Français de l’étranger Corinne Narassiguin Ancienne députée des Français de l’étranger.